Basch, o. L., p
7. Barni 1], p. 121, cf. la note de la page 122. 8. V. Basch (0. L., p. 196-7) critique ainsi cette distinction : « L'erreur de Kant a
thétique tragique de Schiller et de Gæœthe. — En application des mêmes principes, Gœthe dira dans l’Zntroduchon aux Propylées, « l'homme est l'objet le plus haut, et même l'objet propre de l’art plastique ». | On sait que la théorie du symbole occupe une grande place dans la philosophie de Kant : cette théorie a beaucoup d'influence sur Schiller, et nous voyons que dans les deux années qui précèdent la composition de la Fille Naturelle, Schiller prêche à son ami la poétique symboliste. « Tous les personnages poétiques sont des êtres symboliques, » écrit-il le 24 août 1798, et ailleurs il regarde le symbole comme le moyen d'expression le plus profitable au dramatiste, et le plus capable de refouler le naturalisme (29 décembre 1791) : pour tout ce qui ne s'offre pas au poète dans le domaine de l’art proprement dit, pour tout ce qu’on ne peut représenter, mais seulement faire entendre, les moyens symboliques réaliseront la fin poursuivie, en se substituant aux objets. Nous avons, dans ce passage, la reproduction presque littérale de la définition kantienne', c'est-à-dire la théorie de ce symbolisme que nous pourrons appeler celui des faits-moyens, et que nous étudierons chez Gœthe, à l’occasion de la Fille Naturelle. Enfin Gœæthe, lorsqu'il lut la Critique du Jugement, retrouvait chez le philosophe les étapes de sa propre pensée. Kant avait commencé, lui aussi, par proclamer la liberté de l’imagination productive, il lui avait accordé la puissance de créer comme une autre nature, et en cela, on l’a dit avec raison ?, « il semblait donner des gages aux théories radicales des hommes de génie (Geniemänner), à Hamann, Herder, et à leurs disciples; l'imagination, dans sa théorie, paraissait ne devoir trouver de bornes que dans les lois de la raison même, et
consisté à n'avoir admis qu'une seule forme du Beau, qu’un seul moment dans l'acte esthétique. S'il avait distingué dans cet acte des stades différents, d’abord le stade sensuel, où plutôt, si le mot pouvait s’écrire, le stade « sensationnel » et « sentimental »; puis le stade intellectuel ou conceptuel, et enfin le stade moral, il aurait évité la contradiction que nous venons de lui reprocher... »