‹ Goethe et le drame antiqueChapitre 172 sur 270 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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revient constamment sur ce point, dans ses Règles!, et déduit de là de strictes conséquences : il défend, par exemple, de jouer trop près des coulisses ou sur le proscénium. Car la disposition de notre scène et, par suite, la plasticité de nos figures diflèrent essentiellement de celles du théâtre antique : chez nous, l'acteur qui joue trop près de la rampe se met hors cadre, et détruit un ensemble. Il est inutile d'entrer ici dans le détail des règles données par Gœthe. Ce qu'il dit de la déclamation, du débit rythmique, des attitudes, des mouvements, de la mimique, des groupes, se rapporte toujours à sa préoccupation constante ; mais si le principe en est très conséquent avec sa conception du drame idéaliste, on est frappé cependant par la rigueur et le convenu de certaines prescriptions : la réaction de notre Théâtre libre apparaît, quand on les lit, comme un affranchissement nécessaire ?. Voici des acteurs dont le port réglementaire est le suivant : le corps droit, la poitrine en dehors, le haut du bras jusqu’au coude assez rapproché du corps, la tête tournée légèrement vers l'interlocuteur, mais de façon que le spectateur la voie de trois quarts ($ 37); c'est fort mal entendre le naturel, dit un autre article, que de jouer entre soi, comme si l’on n'était pas en présence d’un tiers : et si la remarque est très juste,

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