SEEN
4. 1, xvur. Mein ich habe noch nie geliebt : jetzt erfahre ich erst was dass heissl.
Bisher war alles in meinem Leben nur Vorspiel, nur Hinhalten, nur Zeitvertreib, nur Zeilverderb, bis ich sie kennen lernte, bis ich sie liebte, und ganz und eigentlich liebte.
sieurs critiques qui voient la faute tragique des personnages dans ce qui n’est, en réalité, que sa conséquence. Alex. Baumgartner', par exemple, fait sur l'ensemble de la pièce des remarques fort justes, mais qu'il ne met pas à leur rang de valeur : il voit dans les Affinités la dissolution progressive et la ruine d’un ménage où manque la discipline morale et où l'on joue aveuglément avec le danger et la passion. Il est bien vrai que le roman contient cette moralité, mais le malheur d’Edouard et de Charlotte a une cause antérieure encore : c’est l’état d'instabilité où les met un mariage qui n’est fondé ni sur un sentiment profond ni sur un examen sérieux d'eux-mêmes et de la vie. Et sans doute, en concevant ainsi la faute tragique de ses personnages, Gœthe qui, de son aveu même, n’a rien écrit dans les À//inités qui ne soit son expérience transfigurée, faisait un retour sur sa propre instabilité et sur les conflits douloureux que déchaïînaient encore en lui ses crises morales.
Cette faute une fois commise, Edouard. et Charlotte sont pris dans l’étau de deux lois également fortes : la loi morale, qui veut le mariage indissoluble, et la loi des affinités, qui ne permet d'union durable qu'entre deux êtres en harmonie naturelle, et, en quelque façon, prédestinés. C'est bien le sentiment de Gœthe qui s'exprime par la bouche de Mittler, exaltant le mariage? : «il apporte tant de bonheur que tout malheur particulier ne peut être mis en balance; se séparer? Il n’en est point de raison suffisante. La condilion humaine est si remplie de peines et de plaisirs qu'on ne peut . absolument calculer ce que deux époux se doivent l'un à l’autre. C'est une dette infinie qui ne saurait être acquittée que par l'éternité. Le mariage peut être incommode quelquefois, je veux bien le croire, et c’est justement ce qu'il faut. Ne sommes-nous pas aussi mariés avec la conscience, dont nous voudrions souvent être délivrés, parce qu'elle est plus incommode qu’un mari ou une femme ne pourrait jamais l'être? » D'autre part, la loi des affinités nous est