‹ Goethe et le drame antiqueChapitre 223 sur 270 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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3. Hermann reconnait lui-même que les Sept el Prométhée soulèvent une sérieuse difficulté. — On sait que sa théorie à été réfutée par Welcker dans son étude sur la trilogie de Prométhée.

tendue. Gæœthe pense que les poètes grecs abandonnèrent la trilogie primitive en constatant qu'ils avaient affaire à un public léger’: c’est faire peu d'honneur au spectateur grec, mais le rapprochement avec le public des pièces embottées le désoblige encore davantage.

Nous trouvons plus de juste intuition dans les pages publiées l’année suivante sur la Parodie chez les Anciens. Cette petite étude pourrait avoir pour sous-titre : à! n'y a pas de parodie. Mais il faut remarquer que Gæthe parle surtout du drame satyrique et de la grande époque du drame grec. Il montre que l'esprit parodique, « qui abaisse ce qui est grand, noble, bon et tendre, pour le traîner dans la vulgarité, et dont le succès trahit un peuple en décadence », est étranger au drame satyrique, où l'on voit plutôt la brutalité et la bassesse grandies par l’art et faisant, sans indignité, contraste à l’héroïsme, dont elles participent même, en quelque manière. Un Zeus et un faune, dit-il, sont taillés dans le même marbre, coulés dans le même airain. L'idée de Gœthe est parfaitement justifiée, et s'il semble, par moments, vouloir l’étendre à toute la littérature grecque, la part d'erreur est de peu de conséquence. Sans doute, l'histoire de la parodie dramatique comprend les noms d'Épicharme, de Cratinos, d’Aristophane, et surtout les auteurs de la comédie moyenne, mais il faut s'entendre sur le sens de ce mot parodie, qui sert à confondre des procédés comiques de genre et d'esprit très différents. La forme la moins relevée est évidemment celle qui consiste à diminuer un personnage dans l’ensemble de ses proportions, à le rendre, des pieds à la tête, vulgaire et plat. Si la comédie moyenne a représenté les dieux et les héros comme de bons bourgeois, si leur naissance, leurs querelles, leurs tracas de ménage, leur vie galante ont fourni le sujet de tableaux moins grossiers que communs, il est bien vrai que les Grecs — dût Gæœthe s’en scandaliser, — ont connu, au théâtre, le plus bas degré du genre parodie. Mais de ces « travesties » nous n'avons qu'une

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