‹ Goethe et le drame antiqueChapitre 226 sur 270 · Cf. Opuscula, II, p. 1 et · texte numérisé non relu

Cf. Opuscula, II, p. 1 et

loin les raisons de cette grande admiration. 11 publia successivement : une traduction des fragments avec commentaire (1821); une restitution de la pièce dans son ensemble (1823) ; quelques considérations sur la chute de Phaéthon et sur les ‘aérolithes (1826); les deux premiers de ces travaux avaient pour base les fragments communiqués par Hermann et traduits par Güttling, ainsi que d’autres fragments empruntés à l'édition Musgrave'. Wilamowitz?, qui rend hommage à l'intuition géniale de Gœthe, dit justement que ses conseillers ne lui ont pas, en cette occasion, fourni le secours le plus nécessaire : certaines données sur la technique du drame grec et sur la manière d'Euripide. Nous allons rappeler brièvement le sujet de la tragédie; nous étudierons ensuite la restitution de Gœthe, en signalant surtout ce qui semble demeurer acquis : on verra que la part d’erreur à aussi son intérêt.

La scène est aux confins de l'Orient, dans l'extrême Éthiopie baignée par l'Océan et voisine du palais d'Hélios. Le roi du pays, Mérops, va faire épouser une déesse à son fils Phaéthon : celui-ci ne veut pas d’un mariage qui le rendrait esclave : il se prépare à résister, ou même à fuir, quand sa mère Clymène, femme de Mérops, lui révèle que son vrai père est Hélios : il pourra s'en convaincre, car le dieu a promis d'exaucer le premier vœu de son fils. Phaéthon se rend au palais du Soleil et obtient de son père qu’il lui laisse conduire son char de feu. Tandis que Mérops s'occupe des derniers apprêts du mariage, le corps de Phaéthon foudroyé est précipité du ciel, et ce cadavre, que la flamme de Zeus habite encore, transporté par les soins de Clymène dans la chambre du trésor royal, y met le feu. — Sur le reste de la pièce, nous sommes réduits aux conjectures. Clymène, accablée de douleur, est encore exposée à la vengeance de Mérops, mais une divinité (peut-être Aphrodite) devait intervenir, apportant la consolation et la paix, et annonçant les honneurs réservés chez les dieux à Phaéthon.

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