‹ Goethe et le drame antiqueChapitre 227 sur 270 · Hermes, XVIII (21 avril 1883), p. 396 et suiv · texte numérisé non relu

Hermes, XVIII (21 avril 1883), p. 396 et suiv

A. Prologue. — Il est, dans sa plus grande partie, suppléé par Gœthe : de ces trente-deux vers, sept seulement sont traduits d'anciens fragments‘. Gœthe enchâsse très heureusement ici les deux vers assez mystérieux que Vitruve à essayé d'expliquer, et où il est dit que la flamme du soleil « brüle ce qui est loin, et donne à ce qui est près une chaleur tempérée ? ». Quant à l'attribution de ce prologue, rien n'est plus incertain. Wilamowitz et Rau le donnent à Clymène, Nauck, à Phaéthon. Gæthe, se souvenant de l’Agamemnon, fait dire ces vers par un veilleur qui n'a pas l’impatience et la lassitude de celui d’'Eschyle, mais qui soupire pourtant ‘après la lumière « par qui reprennent leur figure les choses déformées par la nuit ». La réminiscence, bien qu'assurément vague, se fait nettement sentir dans l’ensemble du morceau.

B. Clymène. Phaëthon. — La mère, voyant son fils abattu et prêt à renoncer à un trop glorieux mariage, lui révèle sa véritable origine. Wilamowitz loue Gæthe d’avoir mieux compris cette scène que ceux qui font figurer ici des vers évidemment tirés d’une discussion assez vive : cela ressort, dit-il, des études que l’on a faites sur la technique des prologues ?, |

C. Parodos. — Le chœur composé des servantes qui chaque jour, de très grand matin, pendant le sommeil de leur maître, nettoient le palais ec brülent les parfums du pays, descend dans l’orchestra et chante l’Aurore‘. Gœthe remarque avec raison que la pièce doit commencer avant le lever du soleil, et qu'ici, comme en bien d’autres cas, nous laissons au poète toute liberté sur la question de temps; il peut condenser sa matière dramatique Jusqu'à l'impossible : nous ne lui en tiendrons pas rigueur si nous sommes gens

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