Voir p. 70, note
ouvrages tels que la Pandore de Voltaire, la Boëte de Pandore de Lesage, et le Pygmalion de Rousseau n'ont pas été, non plus, sans influence. Nous savons que Gœthe avait beaucoup d'enthousiasme pour la « Scène lyrique » de Rousseau : il en aimait la sincérité d'expression et de sentiment?, et la deuxième scène de son premier acte rappelle d'assez près le « délire » de Pygmalion*. L'influence antique n’est done point dominante dans ce drame de Prométhée. C’est cependant avec raison qu'on l'a dit « plus grec » que l’Aceste de Wieland *; ce n’est pas seulement à cause des analogies ou des emprunts signalés plus haut : mais les dieux et les demi-dieux y montrent une grandeur simple et sans emphase; les motifs qui sont de l'invention du poète restent empreints, comme nous l’avons vu, de l'esprit des mythes grecs, enfin la langue tragique de Gœthe, que limitation des poètes grecs rendra si harmonieuse et forte, est en germe dans le Prométhée