‹ Goethe et le drame antiqueChapitre 53 sur 270 · Ibid., 1Y, p · texte numérisé non relu

Ibid., 1Y, p

Baukunst avait été signalée comme un exemple de la mauvaise influence de Hamann, dont le « maniérisme », disait l’auteur de l’article, était si préjudiciable au style allemand; Gœthe avait, ajoutait-il, « cherché à briller par ces sortes d'enjolivements qu’on appelle, en architecture, des volutes! ». Dans un autre cahier du Mercure se trouvait une allusion assez défavorable au ton « sibyllin » du même ouvrage.

Telles sont les raisons qui décidèrent Gæthe à donner à l'impression cette farce improvisée, qu'il n'avait écrite que pour sa satisfaction personnelle, et, comme ille dit lui-même, « dans l'ivresse® », avec moins d’animosité que de mauvaise humeur contre Wieland : il déclarait en effet, en toute sincérité, après la revision par Wieland de l’article sur Gætz, que son admiration pour Musarion restait entière, mais que l’Alceste lui paraissait toujours une méchante pièce. Ce qui l’avait d’ailleurs blessé dans ses convictions littéraires, dans sa dévotion pour les Grecs et pour Shakespeare, ce n’était pas seulement le livret d'opéra fourni par Wieland à Schwei- {zer, mais encore et surtout les lettres sur l’Alceste, ces « chiffons de papier » où Wieland faisait valoir les beautés de sa pièce, et représentait Euripide comme « un concurrent malheureux ».

Ce que Gæthe dit, en effet, de la complaisance de Wieland à vanter son opéra, n’a rien de vraiment exagéré. L'auteur de l'Alceste fait preuve, par moments, d’une incroyable naïveté, et Gœthe aurait pu tirer encore plus de parti quil n’a fait de certains passages des Lettres. Ce sont parfois simples propos de philistin. Au début de la farce, Euripide reproche à Mercure de s’associer à des gens qui n'ont pas une goutte’ de sang grec dans les veines. On serait parfois tenté de trouver qu’il a raison. Wieland re paraît guère avoir eu le sentiment des beautés de l'Alceste grecque. Il veut bien

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