P. 232. Cf. Eur., Alceste
2. Par exemple : Av dè0vas É6as aûg’ olda : Der Schmerz überwältigt dich, wie ich sehe. — Plus loin (V. 877) Xuxpéy est rendu par : ist freylich traurig !
soupçon d'avoir voulu, par envie, diminuer les mérites du poète grec ». Gœthe ne lui à pas épargné ce grief d'envie! et ses attaques sont rudes : nous montrerons même, plus loin, que ses critiques ne sont pas toujours justes; mais si l'opéra d'Alceste valait mieux qu'il ne dit, les Lettres sur l’Alceste autorisaient ses représailles.
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Le plan suivi dans ces lettres — sans trop de rigueur, il est vrai, — est netlement indiqué par Wieland? : dans les trois premières il explique pour quelles raisons il s’est écarté de l'ordonnance générale de l’Aceste grecque ; dans les deux dernières il est question des changements apportés dans les caractères et dans les sentiments des personnages. Tout en faisant un opéra, Wieland s'est proposé d'éviter les fautes qui sont communes et tolérées dans ces sortes d'ouvrages, et même dans la tragédie française. [1 n'a pas voulu, nous dit-il, d’une confidente, pour remplacer la servante de la pièce grecque : ce rôle est tenu par une sœur d’Alceste, Parthénia, personnage de son invention. Ce personnage pouvait être rattaché à l’action par un autre lien que son affection pour Alceste : Wieland avait eu d’abord l’idée d'introduire un amour épisodique entre Hercule et Parthénia, mais il n'a pas voulu rabaisser le sauveur d’Alceste aux proportions d'un héros d'opéra, ni faire de la sœur de son héroïne un froid personnage. Gœthe ne fait pourtant pas grâce à Parthénia qu'il appelle « un ennuyeux échantillon »; il estime aussi très médiocrement un mérite dont Wieland se montre très fier, et qui consiste « à conduire une pièce, à l'arrondir de telle sorte qu'elle soit présentable » : ce talent se réduit, selon Gœthe, à savoir mutiler la nature pour l'accommoder à certaines conventions.
Si nous entrons dans le détail des nouveautés dramatiques