Euripide, Heraklès, v
3. Isthm., III, 73 etsuiv. Ném., I, 95 et suiv. Voir la belle paraphrase rythmique que Wilamowitz donne de ces passages (0. L., p. 88-89). — Le mème critique observe (note 189) au sujet de la taille du héros qui, pour Gœthe, est colossale, et, selon Wieland, bien prise mais moyenne, que ces deux conceptions S'Opposaient déjà dans l'antiquité.
4. Voir notamment 5° lettre, p. 229-230, et la note 1 de la p. 230.
avoir recours à des traductions. On s’est demandé de quel ouvrage il s'était servi pour lire la pièce grecque en vue de sa farce. Schœne a constaté que la traduction allemande de Seybold, qui parut précisément en 1774, n'avait pu être utilisée par Gœthe : on avait plus d’une raison de penser que la composition de la farce était antérieure à la publication de l'ouvrage de Seybold : les présomptions se trouvent confirmées par un détail auquel nous avons déjà fait allusion‘: Thanatos est bien, chez Seybold, un personnage d'homme, tandis que Gæthe païle de la « Reine des morts », de la « Déesse de la mort ». On s’est demandé d’où venait l’erreur, et l'on a pensé que Gœthe s'était probablement servi de la traduction de Brumoy qui traduit (v. 25) tes Oavoyrwy par « la prêtresse des enfers » et (v. 843) ävaxza vexeoy par « l'orgueilleuse reine des ombres. » Mais Brumoy fait observer en note que « ce personnage est masculin dans le grec (fävazos). » Il faudrait donc que Gœæthe n’eût pas pris garde à cette observation. La traduction latine de Melanchthon doit être également écartée, ainsi que l’observe Schœne, puisque Charon y est substitué à Thanatos, mais le même critique fait remarquer que dans la traduction latine d'Æmilius Portus le dieu masculin est désigné par Mors au catalogue des personnages, et qu'au vers 843 Avaxr2 vexcoy est rendu par mortuorum reginam; « Ce doit êlre là, conclut-il avec raison, la source principale où Gœæthe a puisé ce qu'il connaît de l’Alceste d'Euripide ». La farce ne renferme d’ailleurs que des imitations assez vagues de la pièce grecque, même dans les passages où Güœæthe à l'air d'analyser ou de traduire ?. )