‹ Goethe et le drame antiqueChapitre 81 sur 270 · Voir Kôster, 0. L., p · texte numérisé non relu

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2. Voir plus bas page 266. Nous n’avons à rappeler ici que pour mémoire une autre satire littéraire, les Oiseaux, composée trois ans plus tard, et qu’on rapproche quelquefois du Triomphe de la Sensibilité. C’est un pastiche modernisé de la pièce d’Aristophane, et Gœthe nous prévient lui-même que cette comédie imitée du grec n’est point grecque (à Merck, 3 juillet 1780). La première partie contient des parodies de quelque saveur ; on y voit, en particulier, comment Hibou (le grand critique) dispense Perroquet (le lecteur) de penser, et plume les oiseaux chanteurs (les poètes), ne faisant grâce qu'à ceux qui chantent mal. La fable est, dans ses grandes lignes, à peu près la même que celle de la pièce grecque. Treufreund (Gæthe lit sans doute Il66éroupoc, où entend de même l'étrange composé Ilerctérarpoc) et Hoffegut sont, eux aussi, en quête d’une ville à leur convenance; Treufreund apaise la colère des oiseaux et les engage à fonder entre ciel et terre un État dont la siluation privilégiée doit mettre à leur discrétion les dieux et les hommes. La pièce de Gæthe, écrite

pour le théâtre d'amateurs de Weimar, n’a guère d'intérêt pour notre étude qu’en ce qu’elle témoigne du souci d’ « antiquiser ».

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