‹ Goethe et le TasseChapitre 12 sur 15 · I . De VAl · texte numérisé non relu

I . De VAl

côté, le rêve ; de Tautre, l'action. D'un côté, l'aède à sensibilité maladive ; de l'autre, le courtisan, sage selon le monde, qui traite Tasse avec la supériorité dédaigneuse d'un esprit habitué aux affaires.

Un tel homme conserve son avantage en provoquant son ennemi par des paroles cérémonieuses et sèches qui offensent sans qu'on puisse s'en plaindre. Un tel homme fait beaucoup souffrir une âme vive et vraie. « Il suffit d'une année de séjour dans une cour ou dans une capitale pour apprendre très facilement à mettre de l'adresse et delà grâce même dans l'égoïsme, mais pour être vraiment digne d'une haute estime, il faudrait réunir en soi, comme dans un bel ouvrage, des qualités opposées, la connaissance des affaires et l'amour du beau, la sagesse qu'exigent les rapports avec les hommes, et l'essor qu'inspire le sentiment des arts' ». Et c'est pourquoi Tasse et Montecatino se réconcilient à la fin de la

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