‹ Goethe et le TasseChapitre 3 sur 15 · RE II · texte numérisé non relu

RE II

îureuse issue des évépastorale est constiis à nous occuper de ;e transformera par la d'Italie en Espagne et )our aboutir aux corn- Hardy, aux pages de de Racan, et, après ipogée, entre 1624 et r rentrée en scène de sa collaboration heuiuinault. Il faut ici ivre de Tasse et insispoète de VAminta.

)rillantes et la demiies dernières années de des physionomies les iipathiques de la litté- : appelle la légende, la )s de roman, à cause urs malheureuses avec l'Alphonse deFerrare,

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Son père Bernado, poète et non des moindress lui a transmis son impressionnabilité, mais nullement sa fermeté ; sa mère Porzia, cette délicatesse qui ne s'appuie plus chez lui sur la soumission à la vie. Il voit le jour à Sorrente, au milieu des enchantements et des souvenirs bucoliques, non loin de Naples « si plaisante et délicieuse, disait-il lui-même, que les poètes supposèrent qu'elle fut la demeure des sirènes ».

En Campanie, au collège des Jésuites, à Rome, à Urbin, à Padoue, sa remarquable intelligence attire sur lui l'attention de tous. Adix-huitans, il est sacré grand poète.Appelé à Ferrare, au service du cardinal Louis d'Esté, frère du duc régnant Alphonse, il y arrive comme dans une apothéose au milieu des réjouissances de toute une ville qui semble parée pour le recevoir. Tout le monde est aimable pour lui. Courtisans et grandes dames l'entourent de toutes les prévenances.

I. Il fut connu surtout par son poème en cent chants : TAmadigi (Amadis de Gaule) qui eut un grand succès (1560).

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lAPITRE II

es, il se croyait le jouet nèbres rôdant sans cesse s parlait plus que de sortirs ; il s'écriait qu'il était î noir maléfice et accusait )ital d'être d'intelligence ;. Et tout à coup, par une î de son esprit mobile, il mner comme un sage, :omposait des doctes trait Platon et saint Augustin,

sa grâce en représentant selon Aristote, la justice particulière, se divise en

et en justice corrective, comme dans l'autre, on ortions géométriques et LU demeurant, il soutenait, 't les nombres et Tharmodes choses, et que tout cède musicalement, idant sept années, le duc

sa victime, tour à tour

pas mis la dernière main à son œuvre et qu'elle ne lui semblait nullement apte à voirie jour encore, du moins sans retouches.

Et il arriva que la Jérusalem parut à Venise en 15 80 et qu'elle fut imprimée sur un manuscrit dérobé au poète pendant sa captivité.

Tant qu'il avait été libre, Tasse s'était formellement opposé à toute publication. Il craignait les censures ecclésiastiques et les critiques du Conseil que l'Inquisition romaine avait préposé à la révision du texte poétique. Or presque aucun passage n'avait trouvé grâce aux yeux du sacré tribunal, et Tasse, à force de raturer, avait pris le parti de tout refaire quand le livre vit le jour. Tel qu'il était il excita l'admiration universelle.

Voyons rapidement le sujet:

C'était la prise de Jérusalem par les Croisés, sous les ordres de Godefroi de Bouillon. La nouveauté du récit provenait du merveilleux, tiré à la fois de la religion qui fait mouvoir les héros et de la mythologie

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