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ments sont exécutés par la seconde ou troisième phalange, sur la phalange qui la précède.
La flexion rapproche les phalanges de la paume de la main, le mouvement est étendu, mais hmité par la rencontre des parties molles antérieures des doigts.
L'extension éloigne au contraire les phalanges de la paume et ne dépasse pas la ligne droite. Sappey admet l'existence de mouvements de latéralité que Testut considère comme des mouvements communiqués et même forcés, aucun muscle n’étant destiné à les produire.
Muscles moteurs : ”
A) Au niveau du pouce qui n’a que deux phalanges :
19 Le long fléchisseur du pouce;
29 Le long extenseur du pouce.
B) Pour la deuxième phalange des quatre derniers doigts :
19 Le fléchisseur commun superficiel;
20 L’extenseur commun des doigts:
L’extenseur propre du petit doigt:
L’extenseur propre de l’index;
Les interosseux ;
Les lombricaux.
C) Pour la troisième phalange :
Le fléchisseur commun profond des doigts et les mêmes extenseurs que pour la deuxième phalange.
REPÈRES CLINIQUES. -— « On se souviendra que linterligne articulaire des doigts se trouve un peu
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en avant de l’angle de flexion et non à son sommet ». (Gérard).
VALEUR PHYSIOLOGIQUE DES poicrs. — Le pouce a une très grosse valeur fonctionnelle qui est équivalente à plus de la moitié de celle de la main, étant donné son rôle dans les mouvements de préhension, de fixation, d’adduction et d'opposition.
L’index et le médius, ont une valeur identique, ils s'opposent au pouce et permettent les mouvements de pince. En se fléchissant simultanément sur le pli transversal de la paume, ils concourent avec les deux doigts voisins à la préhension dite « à poignée ». L’index est le doigt de la précision, le médius le doigt de la force.
L’annulaire uni au médius et à l’auriculaire par des tractus aponévrotiques possède une grosse valeur fonctionnelle chez les pianistes et les violonistes.
L’auriculaire, par sa mobilité et en particulier par sa faculté d'opposition, a une valeur relative-
ment importante.
ARTICULATION COXO-FÉMORALE.
L’articulation de la hanche est une diarthrose de la variété énarthrodiale qui unit la tête du fémur et la cavité cotyloïde de l’os iliaque, élargie par un bourrelet fibro-cartilagineux.
Surfaces articulaires. — La cavité cotyloïde, cotyle ou acetabulum, presque hémisphérique regarde en
bas, en avant et latéralement.
re ue
À l’intérieur de la cavité, un croissant articulaire, entoure en fer à cheval, l’arrière-fond non articulaire; le croissant articulaire est revêtu d’un cartilage hyalin plus mince au centre qu’à la périphérie, surtout épais au niveau du pôle supérieur de la cavité. |
Le bourrelet cotyloïdien qui s’insère sur le pourtour de la cavité articulaire, efface les dépressions du sourcil cotyloïdien et présente à leur niveau son maximum de hauteur (10 mm. environ). Dans lintervalle des dépressions le bourrelet est moins élevé (5 mm. environ).
La tête fémorale, lisse et arrondie, représente à peu près les 2/3 d’une sphère de 20 à 25 millimètres de rayon. Elle regarde en haut, médialement et en avant. Un cartilage la revêt qui s’étend légèrement sur les faces antérieure et postérieure du col. Un peu au-dessous et en arrière de son pôle, la tête est creusée d’une fossette ovalaire qui donne attache au ligament rond, dans sa partie antéro-supérieure. Le ligament est logé dans la partie inférieure de la fossette quand la cuisse est dans l’extension, et dans la partie postérieure quand la cuisse est dans la flexion.
Moyens d'union. — Les ligaments passifs de la coxo-fémorale comprennent :
A) Un manchon fibreux avec renforcements.
B) Le ligament rond.
A) Le manchon fibreux, capsule articulaire représente dans son ensemble un tronc de cône à grande
base s’insérant au pourtour osseux du sourcil coty-
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loïdien, à la face externe du bourrelet et au niveau de l’échancerure ischio-pubienne sur le ligament transverse.
La petite base de ce manchon enserre le col fémoral.
Le manchon fibreux de la hanche est moins lâche que celui de l'épaule, il permet toutefois d’écarter les surfaces articulaires de À à 2 millimètres, lorsque la pression atmosphérique et la tonicité musculaire n’exercent pas leur action.
Le manchon comprend de plus, un plan profond de fibres annulaires et un plan superficiel de faisceaux de renforcement.
Les faisceaux annulaires comprennent des faisceaux qui continuent à la face profonde de la capsule les fibres annulaires propres du bourrelet et des fibres obliquement insérées sur le sourcil cotyloïdien, qui enserrent le col fémoral dans une espèce de fronde. :
Les faisceaux de renforcement sont au nombre de trois :
Le ligament ilio-fémoral, appelé encore ligament de Bertin ou de Bigelow, extrêmement puissant, qui naît au-dessous de l’épine iliaque antérieure et inférieure pour se diriger vers la ligne intertrochanterienne antérieure.
Le ligament pubo-fémoral, moins important, qui naît de la portion pubienne du rebord cotyloïdien et de la branche horizontale du pubis et dont les fibres
convergent vers la fossette prétrochantinienne.
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Le ligoment ischio-fémoral qui renforce la partie postérieure de l'articulation. Les faisceaux fibreux s’implantent sur le sourcil cotyloïdien au voisinage de l’ischion et sur la gouttière sous-cotyloïdienne, ils convergent vers le haut, se réunissent ensemble et passant au-dessus du col, viennent s’insérer au-dessus et en avant de la fossette digitale.
B) Le ligament rond naît de la portion antérosupérieure de la fossette creusée sur la tête du fémur. D'abord arrondi et épais, il s’étale en une lame triangulaire dont les deux bords vont se fixer aux deux extrémités de l’échancrure cotyloïdienne en dehors de l’articulation; la portion moyenne s’attachant au ligament transverse de l’acétabulum.
Synoviale. — Elle naît du pourtour du bourrelet cotyloïdien, revêt la face articulaire du manchon fibreux, se réfléchit au niveau des insertions fémorales, tapisse la portion intra-articulaire du col et se termine à la limite du cartilage de la tête.
Physiologie. —- Le poids du tronc est transims dans la station debout directement au fémur grâce à Pemboitement de la tête de cet os par la cavité cotyloïde. On n’admet plus que l'ion soit suspendu à la tête fémorale par le ligament rond.
Lorsque la cuisse est pendante le contact des surfaces articulaires est assuré par la tonicité musculire et la pression atmosphérique, comme dans toutes les articulations.
Mouvements. — L’articulation de la hanche est une véritable genouillère; elle permet, en tous les
nn —
sens, des mouvements dont l’amplitude est limitée par les ligaments passifs.
Le bassin demeurant fixe, on dit qu’il y a flexion quand la cuisse se porte en avant, extension quand elle tend à se porter en arrière, adduction quand là cuisse se rapproche de Paxe du corps, abduction quand elle s’en éloigne. Dans la rotation la pointe du pied se rapproche ou s’éloigne du plan médian sagittal; la cireumduction est une combinaison de ces mouvements divers.
Dans là flexion le mouvement a lieu autour d’un axe transversal, passant par la tête du fémur. La cuisse se rapproche de la paroi abdominale et peut arriver jusqu’à son contact chez les jeunes. La tête fémorale devient facilement accessible à la palpation au niveau de la partie basse du cotyle. Le ligamént rond est indifférent à ce mouvement, tous les ligaments sont relâchés, la partie postérieure et infé- - rieure de la capsule est seule tendue.
L'extension est très limitée, elle correspond à la rectitudé du membre. Dès qu’on cherche à dépasser cette attitude, tous les ligaments capsulaires se tendent, se tordent et ankylosent pour ainsi dire la hanche. D’après les calculs des Weber et les expériences de Henke, l'étendue de l’are décrit, en passant de la flexion extrême à la surextension est de 1200 environ.
Quand la euisse est étendue, ladduction pure èst vite entravée par le ligament rond et le faisceau
ilio-sus cervical du ligament de Bertin,