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1° Celle au sérum frais, par la méthode de HEcuxr, qui a l’avantage de supprimer les titrages; ,
2° Celle au sérum chauffé, par la méthode Wasser- MANN, la plus couramment utilisée et qui donne les résultats les plus satisfaisants ;
3° Celle avec fixation à la glacière, par la méthode de J ACOBSTAHL.
Les résultats sont positifs ou négatifs :
+ Lorsqu'il y a absence d’hémolyse.
— Lorsqu'il y a hémolyse totale.
Pour exprimer les degrés d’hémolyse, ZEeuDE, délaissant la notation de WAssERMANN par signes + ou —, utilise la notation imaginée par LAROCHE, GUILLAIN et LécHeLLe pour leur réaction du benjoin colloïdal :
0 hémolyse totale 1 hémolyse partielle 2 hémolyse nulle,
ce qui donne, pour les cinq tubes de la réaction, plus les deux tubes témoins, des résultats variant entre 00000 00 pour une réaction absolument négative, et 22222 00 pour une réaction fortement positive.
Et Zeups, ayant expérimenté sur 284 sujets, conclut que « la gono-réaction est douée d’une spécificité suffisante et n’est qu’exceptionnellement positive en dehors des affections à gonocoques. »
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Depuis les travaux de ZEeupe, de nombreuses techniques ont été proposées, en vue de simplifier la réaction de Borper-WaAssERMaAnN, et appliquées à la gonoréaction.
En 1933, Drpains, devant la Société française de Sérologie et de Syphilis, présente une technique nouvelle qui apporte une simplification remarquable à la méthode de BorpetT-WasseRMANN, en supprimant les titrages longs et fastidieux. L’année suivante, au Congrès d’'Urologie (1934), il expose les résultats de l’application de sa technique à la gono-réaction.
L’antigène de Degarns est composé d’une émulsion concentrée de gonocoques, provenant de dix souches différentes, et complètement débarrassée des substances du milieu de culture. Il est dépourvu de tout pouvoir anti-complémentaire et indifférent vis-à-vis des sérums syphilitiques.
Le complément est un mélange des sérums de plusieurs cobayes.
Le sérum hémolytique ou ambocepteur est du sérum de lapin préparé.
Les hématies sont des globules rouges de mouton dilués à 20 %.
Avant de procéder à la réaction, on pratique un titrage indirect du complément : celui-ci étant employé à doses fixes dans tous les tubes, son activité est mesurée en déterminant à quel taux le sérum hémolytique doit être
sois
dilué pour obtenir l’hémolyse totale dans le deuxième tube témoin (témoin principal).
Le sérum, inactivé par chauffage à 56°, est distribué dans trois tubes : 2 tubes témoins et un tube à réaction. La fixation du complément se fait à 7 ou 8°, dans une cuve à refroidissement.
L’hémolyse se fait au bain-marie à 38°.
Les résultats sont exprimés par les signes habituels, selon qu’il y à :
hémolyse totale — réactions négatives, hémolyse nulle = er bn pie = ou partielle + + + — — réactions positives, hémolyse presque totale + réactions douteuses.
Parallèlement à DepBaixs, BARBELLION et M''° LEBERT se sont appliqués à l’étude de la gono-réaction, à la Clinique Urologique de Necker. Ils ont exposé les résultats obtenus avec leur technique spéciale au Congrès d’Urologie, en 1933 et en 1934, puis à la Société Française d’Urologie, en 1937.
L’antigène utilisé est le vaccin antigonococcique de l’Institut Pasteur.
Le sérum est employé frais, non chauffé.
Après recherche du pouvoir complémentaire et de l’hémolysine naturelle du sérum suspect, on pratique
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une réaction de fixation en utilisant cinq tubes, où l’on distribue des doses croissantes d’antigène, un tube sans antigène et cinq tubes témoins.
Selon qu’on obtient hémolyse complète (— —), hémolyse partielle (— +) ou pas d’hémolyse (+ +), les résultats sont numérotés, pour l’ensemble des tubes de
Hw c’est-à-dire 10 fois — à Ho c’est-à-dire 19 fois +.
On a ainsi tous les degrés possibles entre la négativité complète et la positivité complète.
De ses travaux récents, BARBELLION conclut « qu’il faut attribuer à la gono-réaction une grosse valeur et que c’est une méthode qui mérite d’être mise en œuvre lorsque les examens bactériologiques habituels ne suffisent plus. »
Plus récemment encore R. DEmMance, P. DUrEz, V. Rarxer et P. CoLarr s'intéressent à la gono-réaction pour le dépistage de la blennorragie chez la femme. Ils opèrent, selon une technique qui leur est propre, sur sérum inactivé. Employant concurremment le vaccin antigonococcique et l’antigène Degaixs, ils constatent que les résultats ne sont pas toujours concordants, l’antigène DEBAINs étant en général plus sensible. Les résultats sont exprimés, selon la notation classique, en —, +,
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Leur opinion est que la gono-réaction ne constitue pas une épreuve décisive pour le diagnostic de la blennorragie féminine et que son interprétation ne saurait se passer des examens bactériologiques : « Une gono-réaction négative ne permet pas d’éliminer la blennorragie, ni d’affirmer sa guérison. Une gono-réaction positive témoigne de l’existence d’une infection gonococcique mais elle ne prouve pas son actualité. »
Aïnsi, partant de la méthode de BorpeT-WASSERMANN, chaque expérimentateur s’est efforcé d’apporter à la gono-réaction une technique simplifiée et personnelle. Cependant, toutes ces réactions restent d’une exécution délicate qui nécessite le concours de sérologistes expérimentés. Par suite l’exécution s’en trouve limitée à un nombre restreint de laboratoires. Cette multiplicité de techniques n’est pas sans inconvénients pratiques : elle risque de dérouter le médecin praticien qui n’est pas forcément au courant de toutes les nouveautés sérologiques. Enfin il semble que les résultats obtenus soient, au moins en partie, sous la dépendance de l’antigène employé.
Telles sont les gono-réactions de fixation utilisées jusqu’à ce jour, d’une spécificité incontestable mais d’une exécution assez complexe.
S’opposant à leur variété, la gono-réaction de floculation, telle que l’a conçue TRAUTMANN, présente l’avan-
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tage d’une technique extrêmement simple, tout en demeurant d’une précision rigoureuse. La lecture des résultats ne comporte aucun facteur d’appréciation personnelle et peut être effectuée par toute personne habituée au photomètre V. B. Y. Le résultat, qui s’exprime par un seul chiffre, ne saurait être plus concis, ni plus accessible à la médecine courante.
$ 2. — Gono-réaction par la méthode de floeulation.
En 1937, TRAUTMANN, appliquant à la blennorragie la méthode de Vernes pour la syphilis, imagina une réaction de floculation présentant le maximum de simplicité.
Ses recherches ont porté, au cours d’une année, sur un grand nombre de produits susceptibles d’être employés comme gono-réactifs. Ont été expérimentés en particulier « le vaccin de l’Institut Pasteur, le vaccin Demonchy, l’antigène Demonchy, le mélange de cet antigène au vaccin, purs ou dilués à différents titres, avec sérum chauffé et sérum non chauffé; des réactifs chimiques : résorcine, sulfate de nickel, sulfate de cuivre, permanganate de potasse, acétate de chrome ». Aucune de ces substances n’a donné de résultats constants et décisifs.
La gonacrine, au contraire, s’est montrée un réactif fidèle. C’est sur elle que TRAUTMANN a fixé son choix,
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après avoir expérimenté le Progone des établissements Sfeat, solution à 2 gr. 50 0/00 de brun d’acridine (brunacrine ou chlorhydrate du 2.7 diméthyl 3.6 diéthanol amino-acridine) et d’arbutine. Avec une dilution à 0 gr. 135 pour 100 (0 cc. 4 pour 0 cc. 7 de sérum non chauffé) les résultats obtenus ont été en partie comparables à ceux donnés par la gonacrine.
Contrairement à l’attente de l’expérimentateur, la brunacrine employée isolément, qui lui paraissait être le principe actif du Progone, s’est montrée inactive.
Une solution saturée à 8 0/00 de 1162 Fourneau, de l’Institut Pasteur, a été également inopérante.
C’est cette gono-réaction à la gonacrine, dont nous avons repris l’étude, que nous allons exposer en détail.