LIVRE VIII
vous est si chère , et c[He tous liprrez h YOa en-^ nemis. Arrêtez, ou tous pérîsseiu. Attendez ào. moins que la oMÎt puisse, ]M)q cacher votre honte , mais assurer votre fi^te : attendez que lehscurité retarde de quelques ins~ taa» ce trépas pour vous si terrihle , et que tOBt guerrier rend certain dès Tinstant qu'il paraît le craindre. Vous hésitez , vous tremblez encore qu'ayant la fin dé ce jour Gon>
salve ne vienne vous attaquer. Hé bien ,
serti je le combattrai ; seul je descendrai dans la tombe , ou je délivrerai l'armée de l'ennemi qni la fait trembler. Koi de Grenade, hi% partir un héraut; qu'il aille en mon nom défier GonzalVe; qu'ilannonce à cet Espagnol que demain, au lever du jour, en présettcè des denx armées'/ je Tappefle au combat à mort. Et vovs , timides Grenadins , qui jadis ne m'abandonniez' pàS , dàignere^-voùs at-< tendre pour fuir de m'avoir vu périr ou triompher?
A ces derniers mots les Maures s'arrêtent. Les soldats, en rougissant, consentent à rester dans le camp. Boabdil fait partir le héraut : M alei-Hassem , baigne de pleurs, gardant un profond silence^ presse son fils dans ses bras tr^mblans. Alamâr cache son dépit sous de
l«f» QORZkhyE Dfi GORDOUE.
Tsines louantes ; et les chefs , la tête baissa, n'osent se liyrer k la joie.
Le héraut marche cependant , précédé dt deux trompettes. Il a^ye aux portes de Santa* Fé. Les ponts se baissent à sa vue : on lui bande les j^eux , on le conduit aux rois. Gonlalve alors , ayec tous les che& , était auprès d'Isabelle , et s efforçait de peindre à la reine les ayanti^es d une heureuse paix. On an* nonce le héraut des^ Maures , il entre et fléchit le^^enoa:
Rois de Gastille et d'Aragon , dit-il d*nna Toix assurée, je viens ,^ au nom d'Almanzor, défier au combat Gronialye de Gordoue. Demain , à l'aube du jour , deyant toute notre armée, le prince de Grenade l'attendra idans la plaine , et la mort d'un des deux gueTriert pourra seule les séparer. i
Gonzalye, à ces mots, jette un cri de douleur , que la reine prend pour un cri de )ote. 3ans lut donner le temps de répondre : Héraut /dit-elle à l'enyojé , Gonzalye accepte le àéû, Ferdinand le conduira lui-même ; nqui en donnons notre foi rojale. Sors , ya porter ma réponse.
Alors, se tournant yers Gonzalye, qui cherche k cacher k ses jeux le trouble dont il est agité : Soutien de mon tr6ne| a'écrie-l-eUe,