LIVRE Vin. Mêj
tel rois. Là, tranquille chex àtê Chrétiens t professant ta reli^on sainte, depuis si longtemps la mienne , je t*aurais donné ma foi a lia feee de tes autels : le meilleur des pères j contentait. Là, paisibles, inconnus, oubliés du reste du monde, occupés seulement de nous plaire-, de rendre heureux ce digne yieillard , de jouir sans cesse de ces plaisirs purs que deux âmes pures ne goûtent qu'ensemble , nous aurions tu s'écouler ceB jours rapides, ce peu de jours que le ciel accorde aux hu> mains pour la tendresse et pour le bonheur. C'est dans cet instant où je m'eniyrais du charme de cette espérance , qu'on yient: m 'annoncer que demain tu dois égorger mon frère, ou recevoir de lui la mort. . . . Car , cesse de t'abuser , cesse de croire > Gonzalye , que tu pourras, ayec Almanzor, éyiter le trépas sans le lui donner. Mon frère , aussi vaillant que toi , aussi exercé dans votre art terrible , a juré de périr ou de t'immoler. Mon frère tient ses senmens. Sa cause est meilleure que 1» tienne : il vent délivrer sa patrie ; tu cherches à l'asservir : il combat pour sauver son épouse ;j tu combattras pour perdre ton amante , pour rendre impossible à jamais cet hjmen , ce tendre hjmen , déjà si difficile par tant d'obstftoles , mais dont le rêve consolateur était né-
rM OONZALTS OS GOKDOUE.
cettake à nwi exlattenèé. Si la fotmie «it cgsltf , si !• ciéi e»t jiwte^ im^s sixoooBièef t et peiiM»4ù^rii« iy pourrais turvÎTre? Si tu tmin][^Mtv fe ^s té liait; tt ie tréjpas m«#l biea ]^«i fsmle. Adiov (dbiic . malhekiceiu ami , aâi«ii, pnisqiia |e pesK eneove te dcMmer eé àéWa. nom d'ami , te |>ik*let , la ragardct « presser sans crime cette main cktérîe que j'aipéMft vttîr à la miemie , cette maia qui daai une ^eore* . . \ Adiev , G^nzaire , adicH pour jamais.
£ii fihrolioiiçant ees derniers mets , oa tnmbtemeat la f aîsit ) «lie qrntte ayec effort la maiti'de 0«i»alye , répète adieu d'une y<^x étoniee , reat s'éloigner , et tombe k qoelqnes ^s , piivéa de tout sentiment.
Le héros vote, la reUre; rescUye accourt pour la aecourir { mats rmn ne rappeUe ses senS) et les premiers ieux de raasose aommencent k briller sur l'horiion.
Gonealre , Hors delni^mtea^ irra d'amour, oppressé de ean^ots> Gmiadya aperçoit û jour f et ne peut quitter la prîneessob II la yoît pâle , sans yte , la tête Tentersée^ ka abeyeiix épats; il la soutêent dans ses l>raa » H «Ont couler sur ses mains tremblanléa laa |pieurt qui s'^happent encore de la pauptève de ZMmê^ U héros s*é£are, sa raison a'allàrt ; &m