‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 115 sur 135 · LIVRE IX. â · texte numérisé non relu

LIVRE IX. â

\ts airs ; les hennisscmens des coursiers , mêfés aux cris des assaillans , annoncent la plus terrible attaque.

Alamar étonné s'arrête. Des enrobés de Boabdil viennent le presser de se rendre aux remparts. Il hésite , îl balance encore : Grenade a besoin de son bras, sa haine a besoin du sang de Gonzalve. L'Africain ^ut l'égorger sur l'heure ; mais Mulei et les Alabez s'opposent à sa fureur ; ils désirent , ils ont résolu qivî le meurtrier d'Almanzor ne perde la vie que sur «a tombe; ils regardent ce sacrifice comme une dette envers ce héros. Alamar ne peut arriver jusqu'au cœur de Gonzalve, qu'il» couvrent de leurs boucliers pour le garder à leur propre vengean<ce; et le bruit de l'assaut qui s'accroît , les ordres réitérés de Boabdil ,' les promesses du vieux Mulei , assez intéressé lui-même à venger le fils qu'il regrette , forcent enfin le féroce Africain de lui confier sa victime , et de voler aux combats.

Il était temps que sa présence vint ranimer les Maures tremblans. La brèche était ouverte aux murailles. Aguilar, Cortez et les Castillans, s'avançaient en ordre sur ses débris. Gusman et les Aragonais escaladaient les remparts. Boabdil , blesse par Cortez, est emporté dan» l'Alhambra. Les Almoradel, les Vané^

ss4 GOHZÂLYE DE GORDOUE.

||«8, abandonnent en foule leur poste. Les Zégrif eux-mêmes chançel (

'Aguîlar^ Gnsman saisit d< Catalans convrent les éclu i

haut des glacis , dirige , i Tout ftdt , tout cède aux I touche à sa ruine, Grenac instant : 'Alamar paraît , G Alamar, semblable aux arrive , et frappe Aguilar.

casque , coupe en deux le i lant à ses pieds ce corps qui palpite , suivi des Zégris qu'il a ranimés , Alamar se jette sur les Castillans en poussant des cris eSrojrahles. 11 les fait tomber sons son sabre, comme Je trèûe fleuri tombe sous la tranchante faux. Il attaque , enfonce , éclaircit leurs rangs , immole Uzéda, Salinas, Nugnez et l'aimable 'Meudoze, Mendoze qui céda ses 'droits, ses dignités, ses richesses , à son frère plus jeune que lui , pour qu'il épousât l'objet de ses vœux. Alamar lui perce le cœur au moment où il nomme son frère. 11 s'abreuve de sang, de carnage, renverse du haut de la brèche les bataillons de Castille j et, voj^ant l'orgueilleux Gu«man qui , parvenu sur les murailles , appelle se» Aragonais , il vole , saisit un rocher, qui) jette en poursuivant sa course. Gusman at-

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