‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 130 sur 135 · LIVRE X. uSt · texte numérisé non relu

LIVRE X. uSt

plan d'attaque , qu'il perfectionne d'après ses conseils. Deux mines , préparées dès longtemps , doiyent éclater à l'aurore et renverser deux tours opposées , les plus fortes des assiégés. L'armée , partagée en deux corps , marchera sur ces tours à la fois. Le roi lui-même , le jeune Gortez , le généreux Lara guéri de ses blessures , guideront les colonnes des Aragonais, des Catalans, des Baléares, à l'attaque de la droite. Le prudent Médina , l'inyincible Gonzalye, à la tête des Castillans, des Léonais, des Andalous, donneront l'assaut à la gauche. Les troupes des doux couronnes , rivales de gloire depuis tant de siècles , se voyant ainsi divisées , voudront s'effacer mutuellement. Isabelle va les visiter , les encourage , les excite. Gonzalve , qui conduit la reine , fait briller l'épée du Cid. Tout est prêt , tout est disposé, chaque soldat brûle d'ivre à l'aurore.

Enfin il parait ce grand jour qui doit éclairer le plus beau triomphe , la plus importante conquête des Chrétiens sur les Musulmans j qui doit venger huit siècles d'afflronts, rendre à l'Espagne entière sa liberté , au vrai Dieu ses antiques temples , et commencer cette longue suite de victoires qui remplit du nom castillan les tfois parts du monde connu , et le monde nouveau qu'ils découvrirent*

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^^ GONZALVE DE GORDOUE.

nn coursier d^Afri^ue qui semblait jeler àa feu par les naseaux. Le peuple, k son aspect, jette des cris de joie. Boabdid , passant d'an air dédaigneux devant les Abencerrages , ya se placer parmi les Zégrîs , qui le reçoivent arec des transports. Ali yeut lui céder le commandement ; mais le prince le refuse ; et le roi donne Tordre aux juges de faire distribuer des lances égales à ceux qui veulent disputer les prix.

Chacune des différentes quadrilles devait nommer douze cavaliers pour courir ensemble les bagues. Il su£îsait d'en manquer une seule pour perdre le droit d'une nouvelle course. Une superbe aîgrette"de êastmstns était réservée au vainqueur ; d'autres présens moin^^nagnîfiques devaient consoler les vaincus.yv.

Le signal se donne; et le premier qui s'élance est le charmant*Abenhamet. Il part comme un trait de l'escadron bleu ; il enlève la première bague. Ali Zégri yeut lui ravir la seconde ; mais Boabdil le prévient. Troublé par sa haine pour Abenhame^, il vole, manque la bague, brise sa lance de fureur, et ya se cacher parmi les Zégris. Ali se présente alors; Ali emporte la seconde. Abenhamet, prompt comme l'éclair, est déjà maître de la troisième. La quatrième , est à la lance d'AM. La place retentit d'api^taV*

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