‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 131 sur 135 · LIVRE X. tSS · texte numérisé non relu

LIVRE X. tSS

tiennent dans l'AlhamBra ; mais le féroce Alamar, armé d'une masse de fer, se dîsiingae \ au milieu des Zégris. Alamar, instruit par le dernier assaut , redoutant une seconde entreprise, a détourné dans les fossés les eaux ra- ' pîdes du Daro. Il a pris soin de préparer des yases remplis de bitume , de salpêtre , d'huilo bouillante , des flèch^ , des traits enflammés. Il a rassemblé des quartiers de roc. Toutes les ressources du désespoir, de la rage , de la ter- reur, Alamar n'a négligé rien; et tant de machines mortelles menacent surtout Gonzalve.

Le roi d'Aragon commande bientôt deux corps de cavalerie , qui volent chargés de fascines , et Yont combler deux portions des fasses. Ils achèyent leur entreprise à travers les traits ennemis. L'armée s'ébranle alors, mais d'un pas lent et tranquille. Alamar enr voie de nouveaux renforts dans les deux tours ou l'on se dirige. Les Maures obscurcissent l'air de leurs flèches , ils jettent d'effirojables cris. Les Espagnols marchent en' silence , à l'abri de leurs boucliers. Arrivés non loin des glacis, ils s'arrêtent, baissent leurs .lances , attendent le dernier signal.

An même instant et des deux côtés , 'en bruit horrible, épouvantable, éclate tout à coup dans les airs. La terre en tremble , les

»56 GONZALVE DE GORDOUE.' montagnes «n sont émues , les Talions le ripètent au loin. Des torrens d*unefiimée épaisse cachent les remparts de Grenade., des tonrbillons de poussière sëlèrent jusqu'aux cieuzr Des cris d'eifiroi , des gémissemens se mêlent à cet affireux bruit; et les tourbillons dissipés laissent voir les deux fortes tours déracinées de leurs fondemens , détruites , réduites en poudre , conyrant les fascines de leurs débris et des membres épars , sanglans , des infortunés qui les défendaient.

Les trompettes sonnent alors , et Cronzalre jette un cri terrible. 11 se précipite le fer k la main , passe le fossé , monte sur la brèche, tenrerse , immole , repousse les Musulmans accourus rers lui , appelle ses CasàUans , qui yolent sans pouroir le suiyre, et, seul sur It haut des murailles, entasse les corps expirans.] Ijes Almorades , guidés par Abad , se réunissent contre le héros : le héros attaque, rompt leur bataillon, sème autour de lui les tîctimes, dissipe, détruit, met en. fuite tout ce qui s*oppose k ses coups ; et , rejoint enfin par les siens, il prend l'étendard de Castille, s'élance à travers les morts, les mines, lea]débri9| et l'arbore sur le rempart.

Alamar, ayec les Zégris, combattait à Tautit brèche^ Alamar arait soutenn 1 efibit daJbtaTt

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