‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 132 sur 135 · LIVRE X. %Sj · texte numérisé non relu

LIVRE X. %Sj

Lara; sa terrible masse avait renversé le té* méraire Gortez; et Ferdinand, repoussé deus J fois , ne pouvait gravir le rempart. Le fier 1 !\lamar insultait les Chrétiens , il se crojait déjà vainqueur, lorsqu'il aperçoit de loin ré« tendard planté par Gonzalve , et qu*il entend ce nom glorieux répété par les Espagnols.

A cette vue, à ces cris de victoire, l'Africain pâlit ie fureur, il frappe la terre de sa masse , baisse la tête , balance un instant sur le parti qui lui reste. Bientôt^ promenaht des regards feroucbes sur les Zégris dont il est entouré : Brave Maaz, dit-41 à leur chef /restez à cette brèche avec vos frères , périssez tous jusqu'au dernier plutôt que de l'abandonner. Je cours avec les Alabez chasser Tennemi du rempart ; je cours punir, exterminer le détestable...,». Il ne peut achever, sa colère ne lui permet pas de prononcer le nom qu'il abhorre. Il jette sur ses épaules sa pesante masse , se met à la tète des Alabez , et monté sur la longue] courtine qui joignait les deux tours détruites, il marche à grands pas vers les Castillans.

Gonzalve venait au* devant de lui, Gon« zalve, à peine vainqueur, veut aller délivrer Zuléma ; mais , averti que son ami combat encore à Tautre brèche , le^béros change de de»-

»58 GOiœ ALYE I^ œRDOUK; ^

ffein , et yole avec les Léonais au secours 2a Taillant Lara. Sa voix tonnante fait retentnr le ncdn d'Alamar, il l'appelle , il le défie^ TAfri^ tiûn l'entend et répond de loin*. Tons denx/ reconnaissant lenrs Toiz ^ se précipitent Inn Ters l'antre; tons denz s'aperçoivent enfin , s'élancent an-derant de lenrs tronpes, et se rencontrent au milieu du rempart.

Dieu des liombatA ! qui pourrait pcândrela lorce , la Iiaine , la rage de ces implacables riyauk ? Qni pourrait exprimer l'areugle foreur^ le besmh pressant de rengeance , la soif ardente de sang dont chacun d'eux est dévoré? S^ns prendre soin de leur rie, sans songer à leurs boucliers, Ahanar lève sa masse, Gonz^Te sa tranchante épée-, et, les tenant à deux mains , ils s'abordent en se frappant. Leurs coups* réunis n'en font q[U*un seul, les échos en retentissent; le casque de GonzaWe est brisé, la peau de serpent est coupée : les deux j^érriei^ Jettent du aang par la bouche et par les narines. L'Espagnol surpris chancelle, l'Africain toihbe siir tin genou ; mais , se relevant aussitôt , Ahxmxt tire son cimeterre , Gonzalve l'attaque de plu» près , et leur armure voie par pièces i l'airain , les écâiUes tombent sous le frr* Los coups se succèdent sans s'interrompre; on ocoirait ^[»e

Page 1