‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 14 sur 135 · LIVRE t an · texte numérisé non relu

LIVRE t an

iW àjjittiwe et au mensonge , calment le héros ' ' par des hommages , trompent l'ambassadeur par des sermens^ et Imyincible Gonzalye, k (pu tout cède dans les batailles, à qui nul rempart ne peut résister, se voit le jonet de TÎls ministres , et le captif d un roi qu'il mépiise.

Déjà laltmearenouyelé deux fois son croissant depuis que Gonxalve aborda les rirages des Africains. Lassé de tant de parjures, il yeut enfin obliger» Séid k Tompre un silence offensant. Certain du jour où ce monarque doit se rendre à la mosquée , il ya seul l'attendre sur le chemin. Dès qu'il le yoit paraître , il s'ayanoe : sa démarche , son air , son audace , intimident la garde et la font écarter. Il s'arrête dey an t Séid, tenant d'une main le traité, de Tautre SOD épée nue :

Roi de Fez , s'écria-t-il , d'une yoix fière et tonnante , je t'apporte' la guerre on la paix : choisis dans ce moment même. Cent mille glaives pareils à celui qui brille à tes jeux n'attendent qu*un mot de ma bouche pour venir dans des flots de sang renverser ton ti6ne et tes murs. Vois-les suspendus sur ta tête : si tu balances , ils vont frapper.

Séid interdit le regarde : il ne peut soutenir «a tue, il baisse son front «âlissant. Sa cou»

tu aONZAEVE DE COADOUE.

tremble , son peuple fuit , ses soldats soat prêts » à l'abandonner. Ce roi d*csçlayes , terrassé par l'aspect d'un homme libre , signe le traité sans répondre. Gonzalye satifffait, le quitte, et va préparer son départ.

Mais les yisirs d'un despote trop souyent l'engagent au ci'ime. Ceux de Séid , plus irrités que lui-même , lui persuadent qu'il doit se yenger. Gonzalve a brayé^sa paissai^oe , Gon* zalye a mérité la mort. £n punissant un témé^ raire dont l'orgueil offensa le roi» Grenade sera déliyrée, l'Espagne perdra sou appui. La politique et la yengeance sont satisfaites à la fois : le trépas du héros est juste du moment qu'il deyient utile ; et ces horribles conseillers décident leur maître à l'assassinat.

Déjà tous les chemins que. peut prendre ' GoDzalye sont secrètement inyestis. MiUe hommes paraissent à peine suffire pour £iire périr un seul guerrier. La ruse se joint à la force : on choisit le lieu de l'attaque , on ferme toutes les issues, on cache ayec soin ces préparati& ; et ces barbares montrent plus d'adresse à disposer de y ils assassins qu'ils n*en ont jamais employé pour combattre leurs ennemis.

La nuit î^ait étendu ses yoiles; Gonzalye^ sans défiance, deyait sortir de Fez au po*nt du jour. Tranquille dans son palais, ilseliyrait

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