LIVRE TROISIÈME
ZoiiMA raconte les c!iangeii^i| arriva k Grenade tous le règne de BoabdÛi. domifiéon de ]^ cour et da roi. Axnoiirs d*ABenhamet et de Zoraîde* Captirité dlbrahim. Abenhamet va k délivrer. Boabdil devient son rival. Il s'oppose h l'Iiymen des deux amans. Il envoie Al)eiibamet contre les Espagnols. Abenhamet est vaincu par Gonxalve. Ce héros pënètre jusque dans Grenade. Les lois condamnent Abenhamet à le Uort Zoraïde, pour le sauver, épouse le roi Boabdil. Almanxor con« doit ibenbamet loin de Grenade. Abenhamet le trompe et revient. Il trouve Zoraîde dans le Gdnëratif . Entretien des deux amans. Quatre Zëgris ^ découvrent : ils avertissent le roi. Fureur de BoabdiL Mort d' Abenhamet Meurtre des :Aben- ^^c^rages. Un enfant sauve la tribn. Combat dans le palais. Les Abencerrages quittent Grenade.
M plus grand, le plus beurevx des rois, celui que la yictoire et la fortune ont comblé "c leurs faTeurs , celui qui rassemble autour ••T«Î¥«; s. 1
de ton trône tout l'éclat , toutes les jouissances de la gloire , mampie du bonheur le plus pur, le plus cher pour une âme tendre , de la certitude d'être aimé. Les hommages ^'on lai prodigue, les louanges dont ou l'accable, la fidélisé même qu'on lui témoigne, espèrent une récompense : ce n*est pas à lui , c'est à son rang que l'intérêt adresse des yœux. Cette seule idée vient flétrir son âme ; une juste défiance se mêle aux sentimens dous; de son cœur; malheu^reux de pouyoir tout pajer, il doit penser qu'on ne lui 4onne rien.
Mais Mulei descendu du trône, Muki remis daus le rang des hommes , rentra dans le droit ie plus beau , le plus précieux de l'iiumanité , celui de trouver des amis. Sa nombreuse cour disparut, les Abencerrages lui restèrent. Cette vertueuse tribu le regarda toujours comme son roi, lui rendit d'autant plus de respects, que mon père avait moins de puissance. Almanzor , son épouse et moi , nous nous disputions les soins pieux qui pouvaient consoler sa vieillesse. Satisfaits tle consacrer nos jours à des devoirs si chers k nos âmes, nous n'osions nous plajndre d'un crime qui nous avait donné le bonheur, qui nous avait léunis dans le sein du meilleur des pères. Si uous regrettions sa couronne , c'était pour soft