LIVRE III
d'cfiroi. Afa! p«ii3siezHrôus, malgré votre va-. leur, me toq» mesurer )amaift avee ce héro» 81 tenibk ! Seul , an milieu de notre capitale , brarantuii peuple deonemis^ renversant tout maa »ùn. passage, il parvint non loin de moi. hky sons doute» s*apercevant qu'aucun des sien» ne l'accompa^ait , il s arrête , demeure immobile , reprend ensuite lentement le chemin qu'il a semé de victimes; et, sans songer k «e défendre contre la foule qui l'attaquait , il semble eiamiaev les lieux qui doivent être sa conquête.
Après oette vive alarme, nous retournons aux tendres soins , si néeessaises aux malheu^ reuz amans. Abenbamet et Zoralde désirent en ratn le trépas; leur §ovc^ , leur jeunesse rcpouaeent la mort. L'espérance de se revoir, le besoin de p^èansr e&semble, les attachent encore li la vie, et leur £01^ enfin surmonter knri maux.
Boabdil attendait ce moment ; il se rend •eitl ches Zoraide. L'infortunée ignorait son enme , elle le reçnt sans horreur. Le perfide àomaak dea larmes à la mémoire d'Ibrahim ^ prodi|;«a des éloges à son courage ; et , lorsqu'il eut feint pendant quelques jours de partager la douleur de sa fille, il parla d'houorcr U otodre de l'inS^rtuné vieillard par un té»
so CONZALVE DE CÔRDOUE., ^
moignage public d'estime, de reconnaissanee; il offrit un hjmen aogaste, comme pouTanl scnl , disait-il , Tacquitter enyers Ibrahim.
Seigneur, répondit Zoraîde , trop malhea« reuse pour dissimuler, mon cœur est loin de mériter un si brillant hjménée. Ce cœur ne peut aimer qu'une fois; et c'est Abenhamet qu'il aime. Si les services de mon père, si son sang répandu pour tous , sont de quelque prix à YOS yeux , si vous voulec consoler son ombre, accomplisses son dernier désir; unissez sa fille à celui qulbrahim ayait choisi pour gendre. Il le saura dans le ciel qu'il habite, et s'applaudira d'avoir donné sa vie pour un roi qui daigne le remplacer.
Boabdil , à ce discours, ne peut retenir sa colère : Zoraide , s'écrie-t-il , vous abuses de mon funeste amour ! Ce n'est plus à votre main qu'Abenhamet doit prétendre ; nos lois le livrent k la mort. Seul je pourrais lui fairs grâce , cette grâce dépendra de vous.
Il la quitte alors d'un air sombre. Trop instruit que l'Abencerrage commençait à n^ prendre ses forces , il lui donne sur-le-chanp des gardes, et nomme des vieillards pour le juger.
La loi prononçait son trépas. AbenhamsC avait perdu l'étendard sacré de l'empire,