LIVRE III
tance qui les avait accompagnées, se retraçait à sa mémoire. Elle était moins Infortunée pendant ces courts instans d'illusion : mais^ bientôt, rendue au malheur, elle yersait des larmes amères.
Tout à coup la reine surprise voit marclier vers elle un esclave. Elle l'envisage, elle le reconnaît; elle est prête à pousser un cri; mais le danger que court Abenliamet, celui qui la menace elle-même, le douloureux Ct prompt souvenir de ce qu'elle lut et de ce qu'elle est , ferment sa bo.uclie entr 'ouverte ; Âbenhamet , dit-elle , d'une voix basse , Âbenbamet, est-ce vous?,... Oui, c'est moi qui TOUS ai perdue, interrompt l'Abencerrage , Aol qui ne puis vivre sans vous, moi dout vous avez acheté les tristes jours par le plus ihnacte des sacrifices, et qui vient rou^ wskàm IliardUa présent q<tt9 votre piU^ m'a
A «etAMMi tirant «OB poifpard, si 1ère In bnB ^pour «e irappev. Zosaide m pcécîpite;i «Ha 0e sàMi dn poignard t lagxat , lui dit-elle, ingrat , ta nexae cpoto pas assea asalheureote ! Je n'ai donc pas encore assez Mt de m^-ltf^ tonÛÈmûéé pour toi au plus cruel de tous tet «nppU«es 1 Ta t4te «liait tomber sous le
fer d'un bourreau, une main infâme allait
trancli«r ta vie , si Zoraîde. . . ,
Eh! plût h Dieu, s'écrie Abenhamet égaré, plût à Dieu (jue tous les tourmens que pe»t inventerBoabdil eussent épuisé goutte à goutte ce sang t];^i bouillonne dans mes veines 1 J'aurais béni mes douleurs , elles auraient eu des charmes pour moi'; je serais mort dans le» délices',*- ea aoligeant que tu m'étais fidèle, en répétant i^seiiaque souffrance, que j'emportais au. .tombeau, ton îimour. Eh ! qu'espérais-tu de ta faiblesse? Pensais -tu qnc j'irais trainer des jours, aflùreux qui ne pouvaient plus être à toi j que la joie d'échapper h la mort étoufferait cet amour extrénve» cet amour passionné , brûlant , qui dès les premiers jours de ma vie «a rempli , pénétré mon cœur, qui seul a fait mon existence, qui seul me donna des vertus ? Non ," Zoralds, tu t'es trompée; tu n>s que retardé mon trépas, tu l'as rendu plus douloureux. J'ai voulu t'ei faire téaiotn, pour expier ton crime envers l'amour, pour tt le pasdonnef à mon denier soupir, pour te dire, te jurer encore « qu'en perdant le droit dejt*afn^er j'ai perdu le pouvoir de vivre*
iÊcoute , reprit Zoraide , je ne ciaiiM. pas U mort plus que toi; et^ tt j'avais po te voiii
tiVRÈ m. %g
té |>arlcp un seul iastant, je t'aurai^ porté ee^ poignard, je t*aarais dit i Mourons eniemblei coiii)nence par onyrir ce cœur où nos sermens sont si bien graTés, et déliVretoi, par nn second con^, de la honte qtt*on te^ prépare. Mais j*étais devant Boabdil , entre le tjran et ton échafand ; l'ordre d'aller chercher ta tête fiit prononcé par le barbare : déjà Tesclaye était en marche..*... Abenhamet, ce que y sa fait; tit Taurais- fait à nta place. Je n*ai plus qu*us mot à te dire : l'honneur me défend de te voir , l'honneur est tout ce qui me reste , je ne le ttahirai. jamais. Il m'or^ donne de ne plus t*aiiner ; Dieu m'en refuse la puissance : mais , si tu renonces à. la vie , si tu oses attenter à des^ jours qui. m*on.t ^ hélas ! ' eo^Llp si cher , je jure par t«i., par mon père , que cette main qui te fut promise saura punir mon lâche cœur d'un sacrifice si douloureux, que ta cruauté veut rendre inutile, et qui n'est plus qus'une pei^die s*il n'a pas sauvé mon amant.
Alors Zoraîde lui renH le poignard. Âbeahamet n*a plus la force de le reprendre : il la regarde*, la contemple ; et se précipitant à ses pieds:
Ingïî 3« ciel, s'écrie-t-il , queHc ert Wnfe ^ur noi tft puissance? Un mot, un seul voâ
3# aOjXZALVfi 09 QOiiDOU&
^ tJÊL bottclif , pn coi]^^*«U« le son dt I»
voix rea¥«r«^ à \Qt^ gré jo^ (J^ssoms , «^ f^k
phB^gevfi^ ïxnimx^t,^ 4^ l^mm^ fit Amt' tw^.;fç yJvTi^.pwIsqve t^ 1^ ¥p>f i^firw# )«^« ^ pFPWeW ; jç flOvIWw.. i^ trfu#ef^ mp»
dan]|«^fl.4'^fr« malhewF«iî^, )p iMI W vev^si^ îftouuis t fthJ je te ço»»w» j i^ t'#|jia#. |x^ l>i«ii poor espérer , powf ij^sii?çr 4e te roTdif I mais prends pitié de ma dpukur , «'àft h dernière fois qu'elle t*imploDe ; [djfr«ioi , dîi* ^oi , Zovaide, dat^ae^me dsre seulement ^^A» l>enfea]net t'est toujottt« «her , qu'il sera toi^ jours dans ton cœur ; que le tèqip», que ma n'en effeicera ce premier, oe dous seatiAent qui remplissait autrefois ton âme. '^ tu veu me le 'répéter, je'virrai; oui, je te le Jute, je prendrai l^oin de mes jours; ils ne^me seront plus pdieux , ils ne pie seront plus horribles : Ildjée > H certitude d*être aimé de toi ya calmer mon désespoir.
4\cef. mots^ il js^isit avçc fprce et quitte ftfi^sitôt la main d^e ^oraîd^e. L'ix^fortun^e dé» Iffïwpp Ja ^fç ,.e}l(Ç neut lui çapjie|: s^ l^HR!?! * Va-t'en , dit-elle , Âbenhamet , .va-t'ei\ fjç 9$