‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 53 sur 135 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

nommée que , victime de la calomnie^ tu vas subir uu affreux trépas. Accepte le secours que le ciel t*envoie; daigne nous coufier ta cause : tout notre sang versé pour toi prouvera peut -être à Grenade que les Asiatiques Uvent mourir ou vaincre pour la vertu.

En disant oes mots f qui sont applaudis , le guerrier d*Ori«nt s'incline jusqu'à terre, croise fes mains sur sa poitrine , et laisse tomber aux pieds de la reine la lettre qu elle écrivit à Gonxalve. Inès saisit le papier , le reconnaît aussitôt , et , maîtresse à peine de son transport , elle se presse de dire à voix basse : G est Lara, ce sont nos amis. Lara rentend, lui lance un coup-d*œil > et achève ainsi de contiincra la reine , qui ^ dissimulant sa joie :

Oui , répond-elle , je vous accepte : je vous regarde comme envojés par Dieu même , et jo demande à ce Dieu vengeur de me faire expirer \ rinstant , si c'est une coupable que vous défendez.

Le guerrier M relève à ces mots. Mon frcre le reconduit, et ûdt ouvrir la barrière. Le Turc^ monté sur son coursier, agite sa lance d'un air terrible. Suivi de ses trois comp.i gnons, il entre dans la lice, qu'Almanz'jr teferme.

Ces quatre braves chevaliers étaient 1*1 n-

6o GOKZALVE DE CORDOUE.

TÎncikle Lara , le jeune Fernand Cortez, dtgrnc élèye de Gonxalve,le vaillant Aguilar, pm^ent de ce héros, et le Ténérable ïeilez, g^andmaitre de Calatraye. Lara les arait choim pour les associer à sa noble entreprise. Tooi quatre , craignant un refus de la part de Ferdinand , ayaient quitté l'armée sans l'en Ins* traire. D'après le conseil de Tellez, ils ayaient paru déguisés en Turcs dans une ville ennemie qui pouvait , par le droit de la guerre , les retenir prisonniers. Le temps nécessaire à ces apprêts , le détour qu'ils avaient fait ensnite pour arriver du côté de Murcîe , ayaient eansé leur retardement.

Aussitôt que les huit guerriers sont dani la lice , ils se mesurent des ycui , s'examinent quelques instans , afin de choisir leurs adversaire». Lara se place devant Ali , qû li jage le plus redoutable ; le vieux Téilez devant MofariXjTauteur du détestable complot; Aguihr s'oppose à Sahal , et le jeune Cortez à Moctader. Bientôt le signal est donné , les huit ccmbattans s'élancent.

Dans ce premier choc, dont aucun d'cnx n'est renversé , le seul cpursicr de Cottct reçoit utie blessure mortelle. Cortet le Wn* défaillir , et se jette promptemeut à tHte i couvert de son écn , le fer à itt main , il at-

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