‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 54 sur 135 · LIVRE IV. 6i · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 6i

tend son ennemi , qui , profitant de sa fortune, revient sur lui pour le fouler aux pit:d«. Le léger Cortez l'évite au passage , et plonge •on glaive dans le flanc du «oursier. Moetader tombe, il se relève; mais Gortez Ta déjà blessé; son sang coule : sa tireur augmente. Le jeune Espagnol , moins fort que le Maure , • occupe d'éviter ses coups ; il recule , il semble ftâr , pour que Moetader , en le poursuivant, s'épuise, perde ses forces, et lui livre enfin la victoire. ^'''

Pendant ce temps , le brav% Aguilar a partagé la tête de Sahal., Tranquille auprès de sa victime , il jette les jeux sur ses compagnons ; il voit le vénérable Tellez, affaibli^ par deux hrges blessures , poussé , pressé par Mofarix , qui lève le sabre pour le frapper. Aguilar jette un eri terrible ; Mofarix se retourne à ce eri : Telles profite de ce mouvement , et , d'un coup de cimeterre atteint Mofarix au-dessous du bras. Le Zcgri tombe ; le vieillard se préeiptte sur lui , le blesse encore , le* desarme , et loi laisse , à dessein , un reste de vie.

Cortez , dans le môme instant , s'arrête devant Moetader, présente à son fropt le tranehmst do ^aive, et lui porte aux entrailles un «enp de pointe qui ferme ses yeux d'un som- Biell de mort.

Gitntlve. 3. O

6t GOJÏZALTE DE GORDOUE.

Mais le redoutable Ali rendait le combat plus égal contre le magnanime Lara. Les premiers coups qu'ils se sont portés ont fait yoler par pièces leur armure. Blessés tous deux, leur colèr« s'enflamme. Ne pouvant, sur leurs légers coursiers, s'atteindre à leur gré d'assez près , ils s'élancent à terre en même temps, s'attaquent arec plus de fureur. La victoire balançait encore, le peuple gardait un profond silence. Zoraide , Inès et moimême, nous les contemplions en frémissant, lorsqu'Ali , troublé par la rue de ses compagnons immolés, sent diminuer son courage. Lara redouble d^ardeur; il s'indigne d'être le dernier à triompher; et, parant avec soo sabre les coups qui menacent sa tête , il tire son poignard de la main gauche, s'abandonne sur son ennemi « le saisit , le pressa dans seê bras nerveux , lui plonge deux fois son acier dans le flanc , et le jette sur la poussière.

Le peuple fait éclater des cris de joie ; la reine s*éVanouit dans nos bras.' Nous la rap* pelons à la vie, tandis que le brave Almaozor court embrasser les quatre vainqueurs et lent offrir son palais pour retraite.

Prince , lui dit le vieux Telles, A lui montrant Mofarixexpirftnt , qu'on traîne ce Zcgxî devant les juges rtôucbé'peut-étre de repentir,

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