‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 78 sur 135 · LIVRE Vt *i · texte numérisé non relu

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promesse. Les quatre guerriers se jurent qu'ils «eront prêts à Taube du jour. Ils se séparent aussitôt, prennent congé de la princesse; et, guidés par Mulei-Hassem , ils vont se livrer au sommeil.

Le jaloux Gonzalve était loin d'en pouvoir coûter la douceur. L'amour des trois Âbencerrages, le crainte que l'un d'eux ne fût aimé, ce secret, ce fatal secret que la princesse allait révéler lorsque Mulei est venu l'interrompre, toutes les terreurs qu'invente l'amour, remplissent l'âme du héros. Il s'agite, il se tourmente ; il brûle de voir un instant , d'entretenir Zuléma, de lui dire le dernier adieu, de retrouver auprès d'elle ou de perdre toute espérance. En proie à ta^t de transports, il se lève , sort du palais ; et gagne , au clair de lai lune , un épais bosquet de myrtes.

Zuléma , non moins agitée , tremblante de l'affreux péril où elle-même vient d'engager son libérateur , redoutant pour lui le bras de Gonzalve , qu*elle regarde comme invincible , Zuléma veut que des armes impénétrables secondent au moins la valeur de celui qu'elle envoie au combat. Elle court demander à son père une antique et superbe armure que Mulei jadis avait enlevée au vaillant comte de Simancas, et qu'il avait appendue, comme

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un monumient de sa gloire , dans la mosquiSc de Malaga. La princesse l'obtient aisément Aussitôt partent quatre esclaves chargés djr joindre le plus beau coursier de ceux qui , venus de l'Afrique , erraient , pendant le doux printemps , sur les délicieux rivages des mers. Tout doit être prêt pour l'aurore ; mais , peu rassurée par ces tendres soins , l'inquiète Zuléma cherche la solitude; et le hasard, on plutôt l'amour, la guide vers le même bosquet où le héros avait porté ses pas.

Au détour d'une allée sombre , tous deux se rencontrent et jettent un cri : Quoi ! c'est vous ! lui dit l'amoureux CSronzalve avec lia accent troublé par la joie ; il m'est donc permis de vous voir encore , de vous dire , hélas ! un éternel adieu , d'e vous jurer , pour la dernière fois, que votre image adorée ne sortira pas de mon cœur ; que , jusques à mon trépas, j'aurai pour unique pensée le souvenir si cher, si doux , des momens passés près de Zuléma...

Qu'entends -je? interrompt la princesse, vous me parlez d'adieux éternels , vous penses marcher à la mort en allant attaquer Goozalve! Quoi! le héros que j'ai vu seul contr? une foule d'ennemis en faire un horrible carnage , celui que j'ai vu triompher d'une multitude de barbares-, se croit déjà vaincu pa»

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