‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 86 sur 135 · LIVRE .Vit · texte numérisé non relu

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Ses jambes , ses bras sont nus , ornés de bracelets d'Or. Sa main gauche soutient un bou-. clier , sa droite trois javelots. Son coursier , blanc comme la neige , n'a ni harnoîs , ni housse , ni frein : libre et rapide comme Tair, il n'en obéit pas moins à son maitrë , ne laisse point de traces sur le sable , et modère ou précipite ses pas au son de la voix de son conducteur.

A cette vue, lara reconnaît un de ces fameux Bérébères venus des déserts de l'Afrique au secours de Boabdil. 11 ordonne à douze dé ses cavaliers d'aller s'emparer de cet ennemi , tandis que sa troupe étendue en cercle lui coupe partout le chemin.

Le Numide entouré s'arrête , attend de pied ferme les douze Espagnols. Dès qu'ils arrivent & sa portée , il lance en un instant ses trois ja-^ velots. Chacun atteint et renverse un cavalier fur la poussière.. L'Africain part comme ré> clair , fuit et sépare ainsi ceux qui le pour-; suivent : mais , ne pouvant trouver d'issue , il revient au premier lieu du combat , se baisse jusqu'à terre sans ralentir sa course , reprend un des trois dards restés dans le sein d'un E»^ pagnol, et y le lançant de nouveau, immole encore une victime. ^

Lara s'ai^ance ^pès tS^V H attête »ef naît.

»i38 GONZALVE DE ÉORDOUEi Taliers prêts à se jeter sur le Maure , il leur défend de quitter leurs rangs ; et , s'adressant à l'Africain ;

Brave étranger, lui crîe-t-il , c'e^ est assez, rends-moi tes armes ; ne tente plus une inutile résistance ; je peux à pein/fr con^nir mes soldats f^ laisse-moi le plaisir de sauver ta vie.

Je suis trop malheureux pour l'aimer, répond le Numide d'une voix fière ; et , s'il faut devenir captif , j'aime mieux périr de ta main.

A ces mots il tire son cimeterre et se précipite sur le héros. Lara jette aussitôt sa lance , s'arme de son glaive , et marche vers lui.

Ils s'approchent, se joignent, se frappent. Mille coups portés et parés les laissent tous deux sans hlessures. Le Maure n'a point de cuirasse ; mais son bouclier rencontre toujours H tranchante épée du Castillan. Son léger coursier , qui semble attentif à tous les mouvemens de Lara, se détourne, bondit, s'élance , prévoit les coups qui menacent son maître , et le dérobe cent fois à la mort. Mais les forces des deux guerriers sont inégales : bientôt le glaive de l'Espagnol coupe en deux le bouclier &u Maure , l'atteint au-dessu» de 'épaule, le renverse baigné dans son sang.

coursier numide hennit de Couleur ; il

• encore de défendre celui qu'il n*a pu

Le tente

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