LIVRE VII
Une çLemandait qu'un vais&eau. Tout le coii« seil hétîtaiç k l'accorder^ Isabelle n'hésîtait pa».
Dè$ que Lara parait, il prend jplace. Les graftdt intérêts qu'on agite empêchent \p héros de parler au roi. Le temps se prolonge , la um% s'ayance : l'impatient Ismael ))r.ulf de yoîr Lara de retour.
Mais le coursier du 3érél>ère , qui s'est échappé du lieu du combat ^ a pris de luimême la route .qu'il a tant dc^ fois parcourue. Emporté par la terreur, il court, ilyole yers Gartbame , où Zora , dans les alarmes , soupire , attend son époux. Elle yc^t s'écouler les heures; elle ej^ c(»nptie les tristes instansf elle se retrace les périls qui peuyent menacer celui qu'elle aime: son imagination les augmente. Les idées 4e^ plus funestes yiennent en fc^e l'assiégpr* Un efiroi mortel s'empare de son âme : .un affrei|x pressentiment la fait pleurer et frémir. Ne pouvant plus supporter l'horri- Me tourment qu'elle éprouye, elle yeut all«r elie-même au-deyant de son cher Ismael. Il lui semble qu'elle souffrira moins en cherchant rob}et que son cœur désire ^ qu'elle tremblera moins pour lui en s'exposant aux dangers qu'il court.
Pour trompef les garde» qui yelUent aux
Oonzalye. 3. X 4
»58 feONZALYE DE CORDOUE.
portes , Zora prend un habit guerrier ^ i blable h. celui des Abencerrages ; elle trayeiM la YÎlle à cheval , feint de porter un ordre d*Osman , se fait ouvrir, et marche vers Grenade , en demandant des jevLX^ son éponx k tout ce qu'elle aperçoit.
Bientôt elle entend un coursier : elle s'arrête attentive , prête l'oreille , ne respire plus. ht son retentit , le coursier approche , frappant également la terre , et faisant répéter à l'écho le bruit sourd et pressé de ses pieds* Immobile , palpitante , Zora découvre ce coursier : sa couleur blanche , sa longue crinière font trembler la tendre Zora. Elle vole , appelle Ijtmaël...... A ce nom , à cette voix , le
coursier relève la tête , hennit , s'avAnce vers Zora. Zora l'examine : c'est lui , c'est le coursier de^on époux ; il est «eul , il est teint de sang ; son maître a p^i sans doute , son maître est tombé sous les coups de quelle barbare Espagnol.
Egarée par sa douleur, par sa crainte, par son amour , Zora s'élance sur le coursier sanglant , et s'abandonne à sa conduite. Elle accuse le ciel , l'implore , jure de venger Ismaêl. L'intelligent coursier retourne sur ses pas ; il redouble de vitesse, et porte Zora jusqu'au lieu même où son amant fiit renversé, ta, il