‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 96 sur 135 · LIVRE Vit i · texte numérisé non relu

LIVRE Vit i

rien » ponryn qu'ils tuent. Leur adresse , tant de Ibis exercée, est oubliée dans cet instant. Leur yaleuT n'est plus qu'une rage féroce. Ils te déconyrent pour mieux se frapper , ils se rapprochent pour que leurs blessures soient plus profondes. Ils se saisissent enfin , s'arrachent de leurs coursiers , tombent ensemble , te reièrent, et se saisissent dc( nouveau, de peur que leur fer ne manque leur cœur.

O malheureux Ismaël, infortunée Zora, quelle funeste erreur tous égare ! quel horrible délire tous transporte l Quoi , tos mains fu-rieuse&^te touchent, yotre haleine se confond, rous TOUS pressez tous deux dans vos bras, et rien ne tous avertit , rien ne tous 'fait pressentir que c'est l'objet que vous adorez ! Vos cœurs palpitent l'un près de l'autre , et ces ' jtendres cœurs ne se reconnaissent point ! Vous qui entendiez si bien un seul de vos regards , un seul de vos soupirs , tous qui ne pouviez exister que réunis , vous l'êtes , vous vous embrassez, et c'est pour vous égorger! Arrêtez, cruels, arrêtez! calmez cette fureur atroce , suspendez ces coups impies; dites un mot, un seul mot, et vous tomberez à genoux, vous laverez de vos pleurs les blessures que vous avez faites, vous attacherez vos lèvres mourantes sur ce sein que vous meurtrissez!

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Vœux inatilei* ! Tain» regret» ! leur rage ,[ montée à sos comble, ne pent yoir, ne peut rien entendre. Acharnés à lear rengeance, ibrcenés de jalousie et de donlenr, Ismaël blesse deux foisZova, et yent la blesser encore; Zora déchire deux lois de son glaive la pcMixine dlsmaèl , et chetcbe le défavt de ses armes pQvr Vj enfoBcer pins avant. Bn&a , épmsé de sang y affaibli par son premier combat, Ismaël chancelle , et Zota s'élanoe : elle redouble d efforts , elle le presse, Tattcint , le renverse ; 'et lui plongeant jusqu'à la garde son fer déjà teint de sang i Meurs , dit-elle , expjre , barbare ; mais saehe avant d*expirer que ta péris par la main id'une femme s ooi, c'est Zora qui t'immole ; oui ,' c'est l'épouse d'Israael qui venge l'époux qu'elle adorsdt.

A ces mots, à ce son de voix, Ismaël soulève sa |ète, rappelle son âme fugitive*, et rassemblant ses forces défaillantes : Zora , lui dit-il ,. Zora. ...... et c'est vous qui m'ôtet la

vie, et c'est contre vous que ma main. . . .

Il n'achève points ...... Zora s'est pvédpî'

tée«.. . 4 • elle détache son casque , regarde» . . I^es premiers rajons du jour lui moutient le visage pâle d'Ismaël.

Pâle comme lui , muette , immobile , anéan tie jgar la Couleur, elle le considère attcnrive-

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