‹ Gonzalve de Cordoue; ou, Grenade reconquiseChapitre 97 sur 135 · LIVRE Vil i · texte numérisé non relu

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ment; elle voudrait, elle ne peut douter de son crime. Sans prononcer une parole , sans pouvoir faire un mouvement , elle demeui'e 9tupide et glacée. Ses cheveux sont dressés SUE son front , ses lèvres blanches restent onvertes, -ses jeux égarés,, et fixes s'attachent suc les jeux éteints dlsmaël, qui cherche de sa main mourante et saisit la main de Zoza*

O mon amie, lui dit-il, ô la plus chère des épeuses , calme ton affreux désespoir : pardonne -toi ta cruelle erreur comme Ismaël te la pardonne. Tu voulais venger mon trépas , je crojais punir le pei*fide Osman : tes sanglantes mains sont pures. Le coup mortel que tu m*as donné me prouve encore ton amour. J'expire en te regardant , en pressant ta main chérie ,< en' Tappu^rant contre mon •coeur; va, mamortn*est point douloureuse. Au nom de notre amour, ma tendre iBora , au Bom de notre digne père, qui n'aura plus d'enfans que toi , promets-moi de vivre pour le consoler : hâte -toi de me le promettre ;; l'impitoyable mort va m'atteindre, elle ap-' proche , je la sens. .'. . Adieu , Zora , mabknaimée.* .... Adieu , mes uniques amours. .....

Ismael t'a pardonné sa mort , accorde-lui du moins ta vie. . < . .

i66 GONZALYE DB CORDQUE.

Sa voix 8*éteint, ses jeux se ferment, ta tète tombe , et sa main firoide quitte la main de Zora. Zora , toujours immobile , le rc^rde encore quelques instans. Tout à coup ses genoux tremblent, ses bras se roidissent, ses dents se firappentf Elle s*incline, elle s*approcbe, du yisage dlsmaël , chercbe ses lè> Très , qu'elle presse arec un mouyement convulsif , s'attache à son corps glacé qu'elle tient lié d'une forte étreinte , et rend le dernier soupir.

riV DU SEPTIÈMB LIYaZ.

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