ACTE PREMIER
la faisais sauter sur mes genoux quand elle était toute petite. Je la connais plus que vous votre femme.
LÂHIREL.
Qu'est-ce que cela veut dire, plus que vous?
VERDURON.
Gela veut dire que je la connais depuis plus longtemps que vous.
LAHIREL.
A la bonne heure !
COURTEBEG, pliant les billets que lui a apportés Verduron et les mettant dans son portefeuille.
Elle va venir, ta femme?
LAHIREL.
Je suppose.
VERDURON, emmenant Laliirel dans un coin du
théâtre.
Dites-moi. (a courtebec.) Vous permettez, cher ami? (a Lahirel.) N'avez-vous pas dans votre famille quelqu'un qui s'appelle Benoit-Benoit?
LAHIREL.
C'est un parent éloigné de ma femme, un pur coquin...
VERDURON.
Ohl
Oui, après l'avoir tiré d'affaire trois ou quatre fois, on a été obligé de l'envoyer se faire pendre quelque part dans l'Amérique du Sud.
U GOTTE
VERDURON.
Justement... un correspondant à moi vient de débarquer à Bordeaux venant du Chili, il me prévient par dépêche, qu'il aura dès son arrivée à Paris, une communication importante à me faire à propos dudit Benoit-Benoit.
LAHIRKL.
Ledit Benoit-Benoit aura été pendu, la voilà la communication.
VERDURON, en riant.
Qui sait, il vous envoie peut-être un morceau de sa corde... A bientôt, mon cher client, à bientôt, Gourtebec.
GOURTEBEC, bas, en le reconduisant.
Et Gotte, n'oubliez pas.
VERDURON.
Soyez tranquille, homme trop heureux, je vous débarrasserai de votre bonheur.
Il sort,