‹ Gotte: comédie en quatre actesChapitre 13 sur 123 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

LAHIREL.

Après cela, je compare.

COURTEBKC.

A quoi bonî

LA.HIREL

Est-elle assez jolie, me dis-jel (Regardant courtebec.) Et toi, es-tu assez laidl...

COURTEBEC, Tes*.

Ahl mais...

LAHIREL.

Est-elle assez jeune, et toi, cs-tu assez dégommé, assez fini I

COURTEBEC.

Ah 1 mais, ah mais !

LAHIREL.

Est-elle assez gracieuse, assez pimpante, et toi es-tu assez déformé, assez ridicule !

corRTEBEC, farienx.

En voilà assez ! Je te défends de m<> dire de pareilles choses.

LA.HIREL

Mais ce n'est pas à toi que je parle, c'est à. moi.

COURTBBEG.

C'est à toi?...

• LAHIREL.

COURTEBEC.

C'est différent, alors, continue, ne te gêne pas.

iS GOTTE

LAHIREL.

Et c'est ainsi, en toute chose... une perpétuelle comparaison d'elle avec moi, de sa gaité, avec mon humeur noire, de sa jeunesse avec ma maturité, et... à la suite de cette comparaison, une seule idée, il est impossible que cette femme-là ne finisse pas par me tromper... Si j'étais à sa place, moi, je me tromperais, ainsi I

GOURTBBEG.

Mais puisque tu avais de pareilles idées, pourquoi diable Tas-tu épousée?

LAHIREL.

Parce que je Taimais donc, parce que j'en étais fou, et comme le mariage était le seul moyen, je l'ai demandée en mariage. On me l'a donnée parce que j'étais riche, elle s'est laissé donner parce que cela l'ennuyait de ne pas être mariée... et j'avoue que pendant les deux mois qui ont précédé le mariage, c'a été chez moi une joie, un délire... j'étais jeune, j'avais vingt ans, cela a duré jusqu'au moment, où selon l'usage, on nous a laissés seuls... quelques jours après, la raison était revenue.

Aïel

Quoi?

Rien.

GOURTEBEC.

LAHIREL.

GOURTEBEC.

Quelques jours après, je me suis rappelé ce que j'avais oublié pendant deux mois... c'est qu'il est

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