‹ GounodChapitre 35 sur 42 · SAPHO · texte numérisé non relu

SAPHO

Quelle est ret.tefem.me hap.

Quelle est cet -le femme har . cii e?

HP

HZ

Si nous pouvions oublier, afin de croire l'entendre pour la première fois, le récitatif d'entrée de Marguerite : Je coudrais bien savoir quel était ce jeune homme, nous goûterions mieux, au moins pour sa nouveauté, cette combinaison d'une note invariable avec des accords changeants, l'une exprimant en quelque sorte l'idée fixe, les autres l'incertitude et la rêverie. Récitatif encore, c'est un chef-d'œuvre du genre que la phrase de Marguerite, au seuil non plus du jardin, mais de l'église : Seigneur, daignez per, mettre à votre humble servante De s'agenouiller

devant vous. Sans aucun accompagnement, belle par elle-même, ou d'elle-même, d'elle seule, que cette ligne est donc belle! Par degrés, (et par quels degrés) ! comme elle s'infléchit, comme elle descend ! Chaque point de la courbe, chaque son, chaque mot a sa valeur. La musique n'a jamais rien trouvé de plus triste, de plus humble et de plus las ; rien qui s'abaisse et tombe, d'une chute plus lente et plus profonde, sous un plus lourd fardeau ; rien qui figure avec plus de vérité l'affaissement de l'âme et du corps même, la démission, la prostration de tout l'être et son anéantissement devant Dieu.

Reparlerons-nous, après en avoir tellement parlé, de la mélodie de Gounod, de cette mélodie qui ne ressemblait, quand elle parut, à nulle autre, et à laquelle tant d'autres, depuis, ont ressemblé ! Au moment de prendre congé d'elle, nous serions tenté de la rappeler encore, d'en évoquer un exemple, une forme suprême, et ce serait, dans le Tribut de Zamora, les strophes d'Hermosa : Tu trouves donc, toi, que ce n'est pas assez ! Ouvrons la partition à cette page. Puis refermons-la bien vite. Nous y aurons enclos, comme une fleur, une « dernière pensée » mélodique, et non la moins exquise, du maître.

Mais la mélodie (ou le chant), l'orchestre (ou la symphonie), le récitatif (ou la parole), se fon-

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dent, nous le disions tout à l'heure, dans la musique de Gounod. Prenons, ou reprenons ce peu de mesures, déjà citées plus haut, de Sapho : La mei* et le vaisseau vont emporter ma vie. Nous douterons s'il faut chercher dans les notes seules ou dans leur alliance avec les mots la raison première, et dernière, de la beauté.

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