‹ GounodChapitre 7 sur 42 · LES ORIGINES · texte numérisé non relu

LES ORIGINES

aui était à pied. Aussitôt il s'écria : « Gounod ! à pied ! Quand moi je rouie carrosse : Mais c'est une honte ! * »

C'était au moins une injustice du sor:, et qui ne fut pas réparée. Délicat de santé, modeste et scrupuleux autant que désintéressé, n'osant aborder les grands travaux, ni recevoir les commandes importantes, qu'il jugeait au-dessus de son talent, sinon de son courage, bornant son effort et ses soins à la peinture de portraits et à la lithographie, le succès de Gounod père, sa fortune surtout, n'égala jamais son mérite. Il mourut pauvre en 1823, laissant à sa veuve deux fils : Urbain, qui devait être architecte et mourir très jeune, et Charles, le futur auteur de Faust, alors âgé de cinq ans.

Mais il savait bien à quelle femme, à quelle mère il les laissait.

Gounod un jour, écrivant à sa fiancée, lui dira de sa mère : « Aimez-la bie^, car elle m'a tant et tant aimé, que nous ne serons pas trop de deux pour le lui rendre. Elle est le meilleur et le plus pur de ce que vous allez prendre dans votre vie nouvelle. » Longtemps, fort longtemps avant de devenir une mère incomparable, Victoire Lemachois s'était montrée l'enfant, la

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