‹ Gouverneur MorrisChapitre 12 sur 150 · I. T. Il, p. 11^. — 2. T. I, p. il · texte numérisé non relu

I. T. Il, p. 11^. — 2. T. I, p. il

3f T. 1, p. ^60 (septembre 1791). — k- T. II, p. ^9.

Sur ce dernier point Morris se Iroure avoir été d'accord avec Sieyès, dont pourtant, on Ta vu, il méprise les vues. C'est que dans Sieyès, il n'y avait pas seulement un abstracteur de quintessence constitutionnelle, mais aussi un profond observateur des hommes, bien qu'il se dédoublât en quelque sorte à cet égard : « Un homme dont le courage faiblît plus d'une fois, mais dont la perspicacité se démentit rarement pendant le cours de la Révolution, Sieyès, avait, dès les premières séances de la Convention, averti les Girondins du sort qui les attendait s'ils parlaient au lieu d'agir. Selon lui, tout le mal, tout le danger, était dans la députation et dans la Commune de Paris ; il proposait donc, qu'au lieu de faire de grands discours contre Robespierre, on usât de la majorité pour enlever à la Commune les pouvoirs extraordinaires qu'elle s'attribuait et pour annuler, comme entachée de violence et de fraude, l'élection de Paris. Mais l'indolence généreuse de Vergniaud répugnait à des mesures aussi hardies et Louvet aimait mieux abattre Robespierre sous le coup de son éloquence. Le conseil de Sieyès avait donc été dédaigné '. » Le sage conseiller, ne pouvant élre alors du côté des vainqueurs, avait pris ses précautions pour ne pas être parmi les victimes.

I . Duvergier de Hausannc, Histoire du gouvernement parlementaire en France, 3« édit., t. I, p. 291.

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