‹ Gouverneur MorrisChapitre 24 sur 150 · T. I, p. ^gS. Lettre à Washington, 27 décembre · texte numérisé non relu

T. I, p. ^gS. Lettre à Washington, 27 décembre

II. L'ouvrage de Paine dont il s'agit ici est : Droits de l'homme, a' partie, qui parut au mois de février 1792. Voici en quels termes il est annoncé dans le Moniteur du lundi 26 mars 1792 (^Réimpression de l'ancien Moniteur ^ t. XI. p. 735) : « Droits de l'homme, 3" partie, réunissant les principes et la pratique, par Thomas Paine, secrétaire du Congrès pour le département des Affaires étrangères, intitulé le Sens commun, traduit de l'anglais sur la troisième édition; prix 2 liv. broché et s liv. 10 sous franco de port par la

je crains réellement qu'il ne soit puni. Il parait en rire et compte sur l'appui qu'il trouve dans la nation. Il paraît d'heure en heure plus ivre de lui-même. Il semble cependant que cette œuvre excite peu d'émotion et soulève plutôt l'indignation. Je lui dis que le désordre qui règne en France travaille contre tout plan de réforme ici ou ailleurs. 11 déclare que les émeutes et les outrages en France ne sont rien du tout. Je lui réponds que, comme je suis sur qu'il ne pense pas ce qu'il dit, je ne discuterai pas avec lui sur ce point * . »

Cependant Morris, même aux jours les plus sombres de notre Révolution, ne manque pas d'invoquer la fraternité des deux Républiques, lorsque les intérêts de son pays l'y engagent. C'est ainsi qu'en 1798 il demande au gouvernement français de faire, dans la législation contre les émigrés, une exception en faveur des Français qui passeraient aux États- Unis : « Je demandai une entrevue au ministre des Affaires étrangères et lui fis connaître mon désir qu'une exception fut faite dans, le décret contre les émigrés en faveur de ceux qui étaient aux États-Unis. Je lui dis sincèrement que je désirais que l'alliance entre les deux pays fût strictement maintenue^. »

11 y a plus, lorsque l'identité des situations amène de part et d'autre des phénomènes identiques, et qu'il voit se reproduire au cours de la Révolution française des faits qu'il a connus déjà dans la Révolution américaine, en observateur sincère et exact, il ne manque pas de les noter. C'est ainsi qu'il reconnaît du premier coup la nature du Comité des recherches établi par l'Assemblée nationale. C'était un comité d'enquête en permanence, destiné à déjouer toutes les intrigues tramées contre l'Assemblée, à dénoncer tous ses ennemis : « Après le souper de Narbonrie nous dit qu'il est autorisé par la Franche-Comté à accuser le Comité des Recherches. Çé^' comité est très semblable à ce qu'on appelait

poste... Cette seconde partie de rouvrage qui a fait, l'année dernière, un effet prodigieux en Angleterre comme en France, approfondit, explique et montre l'application des principes établis dans la première. » 1. T. I, p. 5i5. — 2. T. II, p. 3/i.

Sa GOUVERNEUR MORRIS

dans l'Èlat de New- York le Comité Tory, dont Duer était un membre dirigeant, un comité charfçé de découvrir et de déjouer toutes les conspirations, etc. C'est ainsi que l'humanité, dans dos situations similaires, adopte toujours une conduite correspondante '. » — « Leur Assemblée sera quelque chose comme le vieux Congrès et le roi sera anitelé magistrat exéculif ^. a ~ n Ceux qui gouvernent ici le rôti semblent croire que, parce que l'ancien gouvernement faisait mal parfois, loule chose Qst bonne lorsqu'elle est contraire à ce qu'il faisait, comme Jack dans le Conte du tonneau, qui mettait son habit en pièces en arrachant Ips franges et garnitures que Pierre y avait mises, ou comme le vieux tiongrès, dans sa jeunesse, qui rejetait l'olTre de contrats sérieux et employait une armée dn commissaires et de quartiers-maîtres, parce que la Grande-Bretagne avait co me ce avec les coutrac iants'. » Gomme l'AsseEubl C l t t 1 L h n

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est aussi un grand mal, car il e«td n 1 d 11

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Le vleut. Congrès dont II s'agit là c'était celui qui avait siégé «n vertu des Articles d'uuîon qui précédèrent la Constitution fédérale : c'était lui qui avait conduit la guerre de l'indépendance. On peut ajouter d'après une description de Morris lui-même que ses comités ressemblaient beaucoup dans leur Ibnctiounement aux comités oxérutifs de la Convention, ec II ne faut pas, dit-il, s'imaginev que les membres de ces comités prenaient aucune part au fardeau des all'aires. La nécessité, conservant les formes démocraliques, assurait, au fond, l'espédillon monarchique des all'aires. Le Président ((.'AaiVman) recevait toutes les lettres et y répondait, ainsi que pour tontes autres communicti lions, prenait toute mesure qu'il jugeait nécessaire, préparait les rapports, donnait les ordres

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