Op. cit., p. 279, 289, 298, 3o2, 3o
LES ÉTATS GÉNÉRAUX. L'ASSEMBLÉE COKSTITUASTE iC'i
Morris ]'a discerné mieux que tous les autres Lp i" no- \ombre 178g if est cliez Mme de Laborde t Mmsicur nous dit que la municipalité de Rouen a arrêté de:; ^1 mis destines il Paris. Cela amène une observation sur letnoiistiL iu\ icnt lèles qu'ils ont créé en organisant le pouvoir (\t<.ulil 11 excuse l'Assemblée en disant qu'elle a du détruire | lur cor riger. La nécessité d'une telle apologie est de nnimi nn^iii Quand l'apologie de la conduite d'un gouverncnunl devient nécessaire, on est sur le chemin du mépris car il h it iirr ii naître la faute avant de l'excuser et le monde tif is l/ bcn ]>our retenir l'aveu et rejeter l'excuse'. » le lojjimci i")o il dîne chez La Fayette : 0 Après dîner il me deuund c un ment ils pourront faire en cas de désobéissance dis adininis tions de province et de district, qui sont soumises iu\ ordres du roi. mais qui. étant élues, ne respectent pas ces oidres Je lui dis qu'il y a rien à faire; qtic c'est une msliLution radi calement mauvaise et qu'ils ne peuvent modilier lanl lU ont parlé au peuple de la liberté; qu'il faut necessanemcnl hi-iser le soin de corriger cela et bien d'autres clioses >iu timps et a l'expérience, heureux si les changements produits pu celte dernière ne ramènent pas une autorité trop scviirt 11 iil f,oute pas cet avis'. »
Morris a fait mieux. Avant môme que 1 V^semblee etloni6me eût préparé ses décrets du mois de Déc"mbie 17S1) mu l'organisation administrative et municipale, il 1 d erit a^cc une précision absolue le système qu'elle adoptei ut it il en a montré les origines. Rien ne fait plus d honneni a ia perspicacité et h la sûreté de ses informations II ctrit d Jay te i^juillet 1789: « Les assemblées ou administinlions provin-i ciales — en d'autres termes V exécutif populaire di s provinces, ' que Turgot avait imaginées pour modérer le pouvoir legislaUf ilu Roi et de la Cour, sont maintenant un objet sur kqi insis'.e, comme une garantie contre le monarque ilors auront établi un pouvoir législatif démocraliqae , in li s de la noblesse et du clergé sont dorénavant nikli'. B II est certain que les assemblées
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Turgot, de Necker et de Galonné, élues ou se recrutant par cooptation, avalent été imaginées pour limiter l 'absolutisme royal, et ont servi de premier modèle à la Constituante. Un autre trait a complété le système. Les réformateurs qui viennent d'être cités, et, à plus forte raison, Tt^it de 1787 qui établissait ces administrations dans tous les pays d'élections, maintenaient àcàté d'elles les i/ttendanfs, représentants du pouvoir central. Mais les intendants étalent condamnés par l'opinion publique : on n'en voulait plus. Cela est dit dans les Cahiers de 1 789, et cela éclate dans les débats de l'Assemblée. On supprima donc les Intendants et tes corps élus se trouvèrent seuls chargés de l'administration gdnârale.
Morris ne se contente pas de voir le mal ; il donne de bons conseils. Le i5 février 1790, La Fayette le sollicite de nouveau sur ce sujet ; « Je suggère la nomination de commissaires qui seraient envoyés comme conservateurs dans chaque district. Il pense que l'Assemblée ne consentira jamais à donner au roi le droit de nommer de tels commissaires. Finalement nous tombons d'accord qu'il serait utile de déclarer prooisoireinenl que certains commissaires, déjà nommés dans un autre but, seront investis de ce pouvoir jusqu'à ce que les municipalités soient organisées. Il me dit qu'il doit bien une dragée au roi pour son discoure à l'Assemblée. Je souris et lui dis qu'il n'a plus de dragées à donner ; qu'ils ont morcelé le pouvoir exécutif de telle sorte qu'ils ne peuvent le rendre au roi ". a C'était bien là le remède approprié, et ces commissaires seront créés par la Constitution de l'an III. Mais quels étaient ceux qu'avaient en vue Morris et La Fayette ? Peut-être les intendants supflrimés, les anciens commissaires départis. Mais c'était impossible ; le seul souvenir des intendants était méine un obstacle insurmontable à la création de nomeauï commissiili—. !\l,irria le icroniiail lui-iiiéme ptus lard. Au moisd'avril T7LJI Ir iiiiiil>lri' Monhuorin le consulte. « Il exprime le désii il'avoir des commissaires nommés par bi Couronne pour maiiileiiir l'ordre dana les différents dcpBi' ments, etc. Je réplique qUe tous les fonctionnai