I. Voyez en particulier t. I, p. 25G. — 2. T. I, p
3, T. I, p. 70, Il octobre 1789. — 4^ T. 1, p. i83. — 5. T. I, p. i85.
0. De Bacourt, op. cit., t. I, p. 86 et suiv., p. 26^ et siiiv.
7. T. I, p. 389. Dorénavant et jusqu'après le 10 août ce M. Brémond apparaît à chaque instant dans le Journal. Très remuant, très hardi, il poursuit le même but que Morris et prend constamment ses conseils; il travaille, comme Morris, dans l'intérêt du roi. L'éditeur américain, Miss Anne Cary Morris (t. I, p. 389, note) voit en lui « Etienne Brémond, qui avait été successivement curé de Chartres, chanoine de la cathédrale, chanoine d'une l'jglise à Paris et docteur de la Sorbonne. Le chagrin que lui causa l'emprisonnement du roi le mit dans un état de santé qui amena sa mort en janvier 1795 ». Mais ce personnage ne parait avoir joué un rôle que sous Louis XV dans les querelles sur la bulle Unigenitas. Il nous paraît certain qu'il s'agit là du comte Brémond d'Ars, né en 1759 à Saintes, où il mourut en iS^a* H avait été élu député suppléant aux États généraux de 1789, et il y remplaça la Tour-du-Pin, lorque ce dernier fut nommé ministre de la Guerre le 4 août 1789. C'était un royaliste libéral, défenseur du clergé et de la noblesse. Certains actes que lui attribue Morris ne peuvent convenir qu'à un député.
Nous avons une ample conversation sur les affaires publiques^ ce qui est l'objet de leur visite. Ils me disent que la reine intrigue maintenant avec Mirabeau, le comte de La Marck et le comte de Mercy, qui jouissent de sa confiance. » Et le lendemain : a Le comte de Sëgur me rend visite. Je lui demande des rensignements sur le comte de La Marck et sur le comte de Mercy. Il me dit que le premier est un militaire qui connaît bien son affaire... Le comte de Mercy est, dit-il, Tun des hommes d'État les plus capables de l'Europe *. » Le surlendemain il interroge Mme de Chastellux sur le compte de La Marck : « Il se trouve que j'ai fait sa connaissance. Il est intimement uni à Mirabeau, est dévoré d'ambition et profondément immoral. Nom voilà donc au fait. »
Dans l'affaire du ministère, Morris a fait à Mirabeau une opposition acharnée. On ne peut pas dire que ce soit là la cause qui a fait échouer l'entreprise : le tempérament de l'Assemblée y répugnait et c'est d'elle que partit le coup de théâtre qui fournit le dénouement. Cependant les chances de succès eussent été plus nombreuses, si ces deux hommes avaient marché d'accord.
Ce fut là un élément défavorable. Il y en 'eut un autre. Les deux hommes d'Ëtat, dans leurs manœuvres distinctes et parallèles, s'étaient rencontrés sur un point. Us avaient crû l'un et l'autre devoir s'adresser à La Fayette et le prendre pour rentre du groupe qu'ils voulaient former. La Marck dit dans ses notes : « Qi^lque peu de cas que Mirabeau fit personnellement de M. La Fayette, il ne s'était pas dissimulé cependant que la position que celui-ci s'était faite, la grande |K)pularité dont il avait su s'entourer, ne missent dans l'obligilion de compter avec lui '^. » Morris, nous le verrons, n'avait pas une plus haute estimç de son ami La Fayette; mais il pensait également que le ministère rêvé ne pourrait se faire que par lui. Or, c'était un homme indécis, infatué de lui-même.
Ainsi il s'apprête à travailler à la revision des décrets constitutionnels (t. 1. p. 417); il se propose de faire prendre à l'Assemblce une résolution concernant les colonies (t. I, p. 443).