T. I, p. 4io. — 2. T. I, p. 4i
3. Le décret n'était pas encore voté, il ne le sera que le 16 moi 1791 ; mais, on le sait, il était préparé.
/î. Sans doute des articles consUluUonnels. 5. T. I, p. 4i3. — 6. T. I, p. 416-7.
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nion sur l'opportunitt! de dépécher ce dernier aux chefs des Jacobins. Je leur dis qu'il y a danger d'alarmer ces messieurs. Ces gena-ià ont trop de précipitation ' . »
Le niomenl était favorable pour profiter des bonnes dispositions <]ui s'annonçaient ainsi. On allait procéder à ce qu'on appelait la revision des décrets constitutionnels. Dès le mois di; janvier 1790 La Fayette en avait parlé à Morris'. Le aï sc|)cmlirc 1790, Chapelierfit voter qu'il serait ajouté au Comité de Constitution sept membres nouveaux pour * concurrement, :ivec le Comité, examiner tous les décrets rendus par l'Assemblée nationale, séparer ceux qui forment la Constitution proprement dite de ceux qui ne sont que législatifs ou réglementaires, faite en conséquence un corps de lois constildtionn elles. réviser les articles afin de corrij^er les erreurs qui auraient pu -■i'j j,'lisM;r'. 0 Les sept membres élus furent Barnavc, Clermont- Toniirne, .\- de Lameth. Duport, Buzot, Petion et Beau- Tuetz. C'était le triumvirat qui entrait dans la place ; mais en même temps la porte était ouverte aux retouches constitutionnelles ; car, comme le disait Prugnon dans la séance du 16 mai 1791 : « Vous avez formé un Comité de revision et, en le formant, vous avez nécessairement voulu vous ménager le droit de changer, ou bien le Comité et son travail seraient inutiles*. » Dans les premiers jours de mai 1791. te Joarnat porte : e Brémond me dît qu'il a pris ses mesures pour être employé 0 revoir les décrets de l'Assemblée pour dégager de la masseceuxqui formeront la Constitution. J'approuvccela'. » C'est en effet Bréniond qui lui apporte le 5 août, définitivement arrfté, le texte de la Constitution °.
Ce repentir partiel et tardif des chefs de la majorité et leur tentative pour développer, dans le travail de la révision, les prérogatiics de la royauté, sont des faits bien connus. Mais on leur assigne ordinairement une date postérieure. Ainsi Louis Blanc mentionne bien que dans les premiers mois de 791 Mirabeau et Montmorin a voulaient se ménager le moyen d'influer sur la réprésentation nationale non seulement par