‹ Gouverneur MorrisChapitre 84 sur 150 · I. T. II, p · texte numérisé non relu

I. T. II, p

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ma demi 95 ion et revenir au pays, mais cela est plus lacileSl dire qu i faire Pour démissionner il faul la permission du ] président Le* cireotistuncL's mêmes quevoiis me ii lion nez sont j de Tories raisons pour demeurer, cur il n'est pas perints I d abandonner ion poste au moment du dangt

Mais dans le cours de ce même mois il fut arrêté dans la | rue I e lendemain (ag mars) il écrivait au ministre LebruD : e Hier dans 1 après-midi j'ai éi& arrêté dans la rue et conduit 1 à la seelion de la Balte des Moulinai parce que je n'avais pas de | carie de vlloyeti. Heureusement une personne, qui apprit c qui s'était passé, vint à ma rescousse et me lira d'affaire sous sa propre responsabilité. J'ai l'honneur de vous envoyer ci-jointe une copie du laisscr-paascr qui m'a été donné par la r section. Je vous prie. Morisieur, d'avoir la bonté de me ga- ■Traotir contre de semblables accidents, ennuyeuï en euï- [lafimes et scandaleux par suite de leur publicité. Je vous prie ti de me proléger contre les visites domiciliaireii'. » En i Bbne temps il demande des passe|>orls pour circuler dans | Ijitérieur de la République, pour ne pas être arrêté el ron- »yé à Paris, comme cela lui élait déjà arrivé au mois ds 1 tnvîer précédent. Lebrun lui répondit par une lettre d'ex- « conçue en l'ort bon termes.

Cependant il paraît être en bons rapports avec le Comité de " salut public. 11 rapporte à Jefferson (ymarsiygS); k Les 3US tranïjnettront et vous verrez datis les gazettes le décret qui ouvre à nos vaisseaux tous les ports de ce pays dans les nitmes conditions qu'aux leurs. Vous aurez la bonté de remai'quer que cela a été lait sur un rapport du Comité de défense". Or vous deven savoir que les membres de ce comité, ou du moins la majorité d'entre eux. sont les ennemis jurés Ujàsa membres du Comité diplomatique. J'ai reçu indirectement Khi premier (qui dispose entièrement de la Convention) u Rgorte d'assurance qu'ils feront pour les Etats-Unis tout ce que 1

, T. Il, 11. ;i8. — 5. T. II, t>- '!'■ ! ï. II. 11. (to. " CommillK •>/ Safeiy. . iiiili' ilo "âlul piihlir. propramect dil n'eris' ,«, le C-mHi <!t J^fi'XK gfnéraU. avail El* 'st lui siuia douW c(ii« lout Jéïigncr Motii

LA RÉPUBLIQUE; LA CONVENTION aCS

je leur signalerai ; mais en fait, je ne vois rien que je doive leur demander. »

Mais dès le 1 3 février 1 798 il avait résolu de s'éloigner momentanément de Paris : comme Sievès, tout en conservant son poste, il cherchait à passer inaperçu. Il écrit alors à Jefferson : « Le sentier de la vie à Paris n'est plus semé de roses, comme vous pouvez l'imaginer ; il est, en vérité, très pénible... L'idée qui se présentait d'elle-même était de louer une maison de campagne dans le voisinage pour la saison d'été. A la fin, pouij' que mon éloignement ne pirisse offusquer personne, j'ai acheté une maison de campagne dans un lieu retiré, où il n'est pas probable qu'aucune armée puisse passer ou repasser, alors même qu'il y aurait invasion ennemie... L'acte en lui-même montre des dispositions amicales pour la France et, comme l'endroit est à une distance de vingt à trente milles de Paris, je serai à portée si les affaires exigent ma présence. M. Livingslon, mon secrétaire, restera en ville, à moins qu'il n'en soit chassé par la guerre ou par la famine*. » Le lieu choisi était Seineport (département de Seine-et-Marne) 2. C'est de là qu'il date ses lettres à partir du mois de mai 1798. Sa correspondance à cette époque montre d'ailleurs qu'il ne négligeait point les intérêts de son pays^.

Il rentra à Paris au mois d'octobre suivant, un peu avant l'exécution de la reine. Mais un incident particulier rendit sa condition plus difficile que jamais. Il le confia à Washington après avoir quitté la France en décembre 1794 : « Je fus

2. Dans rédition anglaise de 1888 ce nom est toujours ortographié Sainport. Mais il n'y a pas de doute c'est de Seineport qu'il s agit. Non seulement géographiqucment il est seul possible ; mais dans l'édition française de 18/12, les lettres qu'écrit Morris à cette é|M)que et qui sont intégralement reproduites sont datées de Seineport; par exemple, t. II, p. 809, 829, 33 1. L'orthographe du Journal : Sainport s'explique sans doute par une habitude déjà constatée chez Morris. Il écrit naturellement un nom français en prononçant les lettres à l'anglaise. Sainport prononcé ainsi, donne à l'oreille l'équivalent exact de Seineport. C'est ainsi qu'il écrit Saint- Croix au lieu de Sainte-Croix ; en faisant sonner le t à l'anglaise, *saint donne exactement la même prononciation que sainte eh français.

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