‹ Gouverneur MorrisChapitre 86 sur 150 · II, p. 78, — 3. l, 11. p. S · texte numérisé non relu

II, p. 78, — 3. l, 11. p. S

(1. Celaient le« membre» dei CommiMion» qui avaient remplacé Ice minis très d'après In loi du n germinal, an II (■•' avril 1794).

LA RÉPUBLIQUE ; LA CONVENTION a65

santés. Cela était écrit dix jours avant la mort de Robespierre, et peu après M. Monroe arriva^. »^

Le i3 août 1794 Morris présentait son successeur et déposait ses fonctions avec un véritable soulagement ^. Cependant le 12 octobre suivant on lit dans le Journal, dont il a repris la rédaction : « Pour ce qui me regardé personnellement, j*ai du moins la consolation de a*avoir fait aucun sacrifice de ma dignité personnelle ou de la dignité nationale et je crois que j'aurais tout obtenu, si le gouvernement américain avait relusé de me rappeler^. » Ceci était écrit à Seineport, où il était revenu pour * quelques jours et d'où il partit pour l'étranger.

Morris avait lutté pour la monarchie ; mais sa raison et sa science politique sont plus fortes que ses goûts et ses préférences personnelles. Après le 10 août il croit à l'établissement de la République en France, parce qu'il connaît la logique des institutions et qu'il sait reconnaître l'état de Topinion, la souveraine maîtresse. Sans doute, il fait des réserves ; mais sur lé fait lui-même il est très net. Dès le 18 août 1792, il écrit à Jefferson : « Si les forces étrangères étaient hors de question, je n'aurais aucun doute que la forme républicaine s'établît aussi tranquillement et durât aussi longtemps que la moralité de la nation le permettrait. Vous connaissez l'état de la moralité ici et naturellement vous pouvez (si cela est nécessaire) faire le calcul vous-même. Mais la considération de la force étrangère est à èette heure l'objet prépondérant et je crois que ses effets dépendront de son activité. Si le duc de Brunswick avance avec rapidité, beaucoup d'hommes dans les armées qui lui sont opposées se joindront à lui, parce que le dernier changement fournit à quelques-uns une raison et à d'autres un prétexte pour abandonner la cause qu'ils avaient épousée. Si, au contraire, ses progrès sont prudents et lents,

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