Mémoires, t. II, p
2. Mémoires, t. H, p. '[\S. Il s'agit des actes accomplis par CoUot d'Herbois, lorsqu'il était en mission à Lyon.
InbespietTC depuis le commencement de l'année, voiis y ver- 1 la dcnoncialion perpétuelle des faux patriotes, des exagé-
t, des ajfilatcurs '. a Par là rii^nie et par cette loyiijue fatale, dont parlait Tliibfludeuu-, ils étaient pmissL^ à des mesures de plus en pIuB violentes el cruelles, Mallel dit encore ; « Le 19 février. Robespierre disait à Amar. son allidé du Comité de sûreté -iHiérale, que. depuis quelque temps, il s'apercevait clairement qu'une main invisible les portait toujours au delà de leurs volontés : que tous les jours le Comité de salut publÎE l'aisail ce qu'il avait décidé la veille de ne pas faire, et qu'il existait une faclion conduite pour les désoler et les perdre, sans qu'ils eussent pu encore en découvrir les directeurs. Les .soupçons tombaient sur Pache, qui afTectait de ne se mêler de iiuli, étranger en apparence aux divers partis, mais incapable. par do sa nature, d'une semblable li\e, presque l'hallucination.
Morris a également noté cette course h. l'abtni l,l,lre i Wasbingtou du la mars i-j^!i. il dit: « A présent le peuple est empêché par la crainte de manifester aucun seatimeat défavorable aux autorités existantes. Mais comme il arrive d'ordinaire en de pareilles circonstances, si celte crainte éluil écartée, elle ferait place à un ressentiment aigu... C'est une terrible perapeclive pour ceux qui aont en selle. H ne iiinl donc point s'étonner s'ils vont grand train. Ce n'est pas 1.1 moindre de leurs infortunes d'être pleinement conscients dy leur situation et il en résulte qu'ils passent autant de temps à organiser leur défense contre les factions adverses el les événements contingents qu'il préparer la défense générale du pajs; plus peul-èlre'. d U a surtout défteint. en l'exagéi;mt sans doute, le milieu de corruption, d'intrigues et de conspirations dans lequel ces bommes se trouvaient placés :J 0 La vénalité, écrit-il ii Wasbînglon le \fi février lygS. est (elle que, s'il n'y a pas de traitre. c'est parce qu. n'a pas le sens commun. En deliors de In vénalité
indifférence'. » C'est l'idée
. Même
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et pas peu, qui, par zèle égaré ou par ignorance contribuent au succès des puissances qui sont liguées contre la France. Beaucoup aussi, sous le voile du patriotisme, conservent leur attachement au précédent gouvernement. Bref les fondements du présent gouvernement sont posés dans un bourbier *. » En parlant de la majorité, royaliste au fond, que recèle la Convention, mais qui n*ose se faire jour, il mentionne « les faux frères^ ». Le i3 août 1798, il dit à Pinckney : « Le corps de la nation est pour la restauration du précédent gouvernement. L'extérieur est plus formidable en apparence qu'en réalité. L'administration en général est occupée à s'enrichir^. » Voici maintenant des faits particuliers. Dans la lettre à Jeflerson du 21 décembre 1792 : « Peu après le 10 août, par une information en laquelle vous pouvez avoir confiance, j'ai su que le plan de Danton était d'obtenir l'abdication du roi et de se faire nommer chef d'un conseil de régence composé de ses créatures, pendant la minorité du Dauphin. Cette idée, je le crois, n'a jamais été complètement abandonnée. Les Cordeliers (ou Conseil privé qui dirige les mouvements des Jacobins) connaissent bien ce dessein d'intervertir l'ordre de succession. Ils savent comment il faut apprécier les fluctuations d'opinion de leurs compatriotes, et bien qu'ils soient très disposés à employer le duc d'Orléans à leur besogne, je serais bien trompé s'ils consentaient à l'élever sur le trône*. » Voici encore une anecdote relative au 10 août, qu'il raconte à Washington le 6 janvier 1798 : « Ceux qui préparèrent la révolution qui eut lieu le 10 août, cherchèrent quelqu'un pour conduire l'attaque et trouvèrent un M. Westermann, dont la moralité est loin d'être exemplaire ; il n'a pas de prétention à la science ni à la profondeur, mais il est fertile en ressources, et animé de plus audacieuse intrépidité. Comme César, il croit à sa fortune. Lorsque l'affaire fut à point, les conspirateurs se mirent à trembler, mais Westermann leur
1. T. Il, p. 87. Il y a dans le texte : the fragment of Ihe présent governementf mais ce doit être une erreur de lecture ; le manuscrit porte probablement : the pavement ou basement of, etc.