‹ Gouverneur MorrisChapitre 95 sur 150 · I. T. II, p. 40. — 2. T. II, p. 53. — 3. T. II, p · texte numérisé non relu

I. T. II, p. 40. — 2. T. II, p. 53. — 3. T. II, p

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GOUVEnNELiR MOllîirs

'Jn organe faible, quelque peu alrophiL' et qui ne re>icnt pas fjien, le sens de la justice erimîiiclle et civile i. »

Quaut au gouvernement même de la Convention, sauf son cal■act^l'c despotique ot ai'bitraire. Morris ne l'a point étudia de près. Il a consfalé la prépondérance complète du Comité de salut public et ses rivalités partielles avec le Comité diploniatique^: mais c'est tout. Cependant on peut relever qu'au mois d'août 1795. alors que c'est la Convention qui j,-ouveme encore il parle de la direction des all'aires étrangères, comme d'un Cainnet. II écrit à Washington de Wimbledon le a3 aoftt 1735 : n Les cabinets français et prussien cherchent à mettre le Turc en action et s'ils j réussissent cela tournera probaLlcment à son dtisavuotage ; mais cela leur est indiirérent pourvu i|u'il lasse unediversion poissante quant aux. forces qm soiil uluellement employées contre la France et quant à celles qui menacent la Prusse'. nQuantaux ministres il est un peu plus ('\plicite. Nous avons relevé quelques-unes de ses observalîoos Mir Lebrun. Claviére. Pâchc, Mais surtout il a noté soigneusrinent les débuts et le dernier état du jjouvoîr ministériiîl -.>ns la Convention. Il attribue au Conseil exécutir provisoire 1 11 décembre 1793 une influence prépondérante, dans ce pas- ^,|yo surprenant déjà noté : « Les ministres disposant de pins -II- places (patronage) qu'aucun monarque depuis Louis XIV. ont assuré par ce moyen leur influence sur la majorité, leurs aniis. et sur les Jacobins '. » U montre au contraire les membiea des Commissions, qui avaient remplacé les ministres, comme des créatures sans aucim pouvoir, instruments docilea du Comité de salut public. Le 10 décembre 1794 il dépeinli Washington le commissaire des Relations estérieui-es comme « une pauvre créature qui osait à peine se moucher sans un ordre du Comité de salut public^ n.

Ici encore Mallot du Pau fournit des renseignements bien plus riches et précis. H a montré comment le gouvemo- Rienl d.i Comité de salut public a été un véritable gOHveri«>ment, despotique, arbitraire, mais cfl'ectif et énergique. Cà*

ressort de la masse des documents publiés par M. Aulard*, des innombrables dépêches émanées de ce Comité, où le travail était si intense et si prolongé que généralement la signature ne s'y faisait que vers deux heures du matin, comme Garnot Ta dit à la Convention-. Voici quelques traits du tableau extraordinaire que Mallet présente à lord Elgin le i^' février 1794. Ce qu'il constate d'abord c'est que l'anarchie administrative, créée par la Constituante, aggravée par les événements postérieurs, a cessé. Le Comité commande effectivement à la France : « Il a légalisé sa tyrannie, l'a rendue méthodique par l'adoption du gouvernement révolutionnaire. De ce moment la puissance populaire s'est anéantie ou du moins se trouve entièrement suspendue. Les Assemblées électorales, les administrations de district, les municipalités ont disparu : le pouvoir des directoires de département est assujetti dans chaque détail de son exercice^. » — « Insensiblement et graduellement depuis quatre mois, il s'est donc formé une organisation d'abord invisible, aujourd'hui régulièrement montée, indépendante de toiit pouvoir populaire, en tenant lieu et recevant son existence comme sa conservation des chefs du Comité de salut public ; à force de placer et de déplacer, on est , parvenu à trouver des hommes capables et bien prononcés, soit dans les armées, soit dans les administrations*. »

Les représentants en mission se présentent au peuple comme des maîtres : « Les commissaires départementaux ont pris l'appareil, la représentation, le langage des pachas... Le même esprit, les mêmes formes extérieures, distinguent proportionnellement les agents sous leurs ordres. En un mot, ci-devant, les ministres de la puissance nationale affectaient près du

1 . necueil des actes da Comité de salut public avec la correspondance officielle des représentants en mù^ion et le registre du Conseil exécutif provisoire, publiés par F. -A. Aulard, t. I-XVI. Le t. XVI va jusqu'à la fin de l'an IL

2. Convention nationale, séance du 3 germinal an III (Réimpression de l'Ancien Moniteur, t. XXIV, p. 5o) : « Le nombre des affaires montait ordinairement à quatre ou cinq cents par jour. Chacun expédiait lui-mcme ou faisait expédier dans ses bureaux celles qui étaient attribuées à sa compétence et on les apportait à la signature ordinairement vers les deux ou trois heures du matin. »

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