Mémoires, t, II, p. 3. — 4. Mémoires, t. II,. p
peuple 11! ton de I egalitô, de rhumilîW, du respect : aujot d'hiii on parle en maîtres et la moindre désobéissance e crime irrémissible'.)) Ces commissaires de la Convention^ étaient d'ailleurs copiés, probablement d'instinct, sur le n dèle (îcs premiers intendants de l'ancien régime, de ces intei] dants qui, â la fin du xv!*^ sitele et dans la première moilil du ïvii^, avaient eu à réparer les maui des guerres civiles e lutté contre les gouverneurs et la haute noblesse. Quand a
e prèslacompflraison on trouve, au point de vue technique, entre les uns et les autres des ressemblances constantes, "| Ce qui permettait cette suprématie de l'autorité centrale^ c'est que te peuple, qui avait tout entier pris ou- reçu des a
1789, et les avait gardées depuis lors, était maintA oant désarmé, a En ce moment le peuple entier est disarrru il ne reste pas un fusil ni dans les villes ni dans les cam pagnes-. » Cependant cela paraît invraisemblable. On le sattfl par des milliers de faits, ce n'étaient pas les gendarmes seaU^ qui procédaient aux arrestations, aux perquisitions, aux réqtif silions. Oui, mais on n'avait Inissé des armes qu'à ceux doiil on était sur : « Ce sont là leurs janissaires, leurs prétoriengl Paris et l'empire se trouvent soumis à cette force, soumif elle-même au Comité qui en a nommé les cbefs, fixé les fon( lions, réparti les divisions, et qui en solde chaque indlvid par un paye triple de celle du soldat ordinaire '. s I.e C mité sait ce qui se passe partout, grâce à ses agents, grâfl aux dénonciateurs que font éclore partout, comme des C pignons vénéneux, le zèle et la crainte: 0 Trois, quatre <ionnes. h moins d'être les complices du Comité, ne saur s'assembler ni se réunir sans danger, soïl à la pramenB soit dans leurs maisons', s Le Comité a sous lui et h »a'Aé^ tion une armée de fonctionnaires: a La multitude des'ei I [ilo;fé^ publics, dont le salaire, les fonctions, la liberté, 1^ "vie sont à la merci du Comité, lui font une armée de créB* tures. On compte trenLe-cinq mille de ces employés dant II
,. Mémoires, l. 11, p. 50.
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•Voilà la puissance du Comité ; voici maintenant son fonctionnement au centre. Il a, en fait, le pouvoir législatif aussi bien que l'exécutif : « Les plans et les décrets prenant tous leur source dans le Comité de salut public, il exerce l'initiative de la législation ; il jouit en même. temps du droit de décision, par l'asservissement où il a plongé l'Assemblée nationale. Elle ne renferme pas deux cents ou deux cent cinquante membres ; le reste a été guillotiné, arrêté ou mis en fuite. La parole esta peu près exclusivement réservée à trente ou quarante montagnards au plus. Robespierre, Danton, Couthon, Billaud-Varennes, tiennent les âmes, les langues, les poignards dans leurs mains ; on ne permet plus ni débats, ni discussions ; chaque représentant étranger à cette phalange dominatrice tremble pour sa liberté, pour sa vie et rachète l'une et l'autre par une soumission silencieuse à la volonté des chefs*. » Mallet montre que le Comité a aussi le pouvoir de la bourse. Malgré le texte des fois « l'emploi illimité des fonds publics est abandonné aux décisions du Comité de salut public. C'est un abîme impénétrable ». Quant aux ressources, elles sont de deux sortes. Celles qui font face aux dépenses « courantes, ordinaires, qui ont diminué et diminuent chaque jour » : ce sont le produit « des impositions exigées à usure et payées par les propriétaires ; eux seuls acquittent les taxes, le peuple proprement dit ne paye rien et on ne songe pas encore à l'y obliger ; » — l'usufruit et la régie des biens nationaux invendus, « deux gouttes d'eau dans l'Océan » — et les « contributions arbitraires et locales qu'on impose sans mesure, surtout à ceux qui ont quelque fortune visible ». a Les dépenses extraordinaires, rendues invaluables, sont acquittées par les ressources extraordinaires qui ont quadruplé depuis un an. Ces ressources consistent en créations d'assignats, en confiscations de capitaux, en spoliations de tous genres et dans l'emprunt forcé d'un milliard-. » Et, après avoir cherché à estimer ce que tout cela peut produire, Mallet conclut : a Vous pouvez conclure de cet aperçu des ressources financières de la Convention, aperçu établi sur des