‹ Gouverneur MorrisChapitre 97 sur 150 · I. MimoireSf t, II, p. 10. — 2. Mémoires, t. II, p · texte numérisé non relu

I. MimoireSf t, II, p. 10. — 2. Mémoires, t. II, p

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informations L-erlaînes. que la république est plus riche inct en deliors plus de rcasourcea que tous les souverains de lu coalition réunis ; car ici. c'est la richesse nationale d'un fiiipire. et l'accumulation des richesses depuis un siècle dans i['t empire, qui ae battent contre les Faibles revenus de quel- <iues princes'. >.

Voici enGu son jugement d'ensemble : « Jusqu'à présent le Comité de salut public n'a point menti k son titre : il n'en a même pas ini'connu les devoirs; il a porté dans leur ejtcrcïce une application soutenue, une infatigable activité, dcstaleuts courounéis par des succès, un esprit de suite, de combinaison et d'audace réfléchie. Les expédients atroces dont il se sert depuis cinq mois jiour soutenir le fardeau, n'ont révolté ^IMJ ti-ux dont ils n'oni rien h craindre-, n

jù que Moiris réprouvait et détestait le plus dans la marche de la Révolution c'était l'inlluence croissante do la populace dans et sur le goiiverneuient. Nous l'avons vu noter avec horreur les actes sauvages et sanglants de la populace pariaicnne. depuis le meurtre de Foulon jusqu'aux massacres de Septembre ; mais il a marqué également le rôle politique qu'elle jouait partout.

« Les chefs des Jacobins sont violents, écrit-il à Washington en fcïriciyi7g2, d'ahord parce que les Quatre-vingt-neuf ne se joindraient pas à eu\ sincèrement et cordialement : par suite ils furent obligés de se servir de In populace et par suite encore de sacrifier à la populace'- a Apri's le loaoùt il expose Il Rufus Iving 0 qu'un ciécutîf sans puissance a été rendn ii-sponsablc dw événemouts et qu'une législature composa d'une seule chambre de n-pi-ésc niants avait toutes les garaiv~ lies et n'avait d'autre contiiMe que certaines maximes écrites sur le papier et l'opinion populaire: que le gteuplc, ou plutAl

la populace (chose grâce à Dieu inconnue en Amérique) flattée de Tidée qu'elle était omnipotente, et nécessairement désappointée quant aux perspectives dorées qu'on avait originairement présentées à ses yeux, ne connaissait aucune contrainte si ce n'est celle qui lui est imposée par des magistrats de son choix. 11 en résulta inévitablement que l'exécutif devait être au pouvoir du législatif et ce dernier à la merci des hommes qui exerceraient une influence sur la populace (mo6) ^ ». Le 21 décembre 1792, il parle encore des Jacobins <( ayant derrière eux la populace parisienne ». Et plus loin {c'est à Jafierson qu'il écrit) : « Je vous dirai à l'oreille qu'en dépit de ces clameurs, ils éviteront une guerre avec l'Angleterre, si le peuple le leur permet. Mais la vérité est que la populace de Paris exerce une grande influence sur les conseils du gouvernement ^. » ^

Mallet du Pan a relevé les mêmes traits et il a fait, en quelque sorte, la théorie de ce gouvernement populaire. Il vient d'une exagération, d'une déviation du principe de la souveraineté nationale. On admet que non seulement le peuple est la source de tous les pouvoirs, mais qu'il peut exercer lui-même la souveraineté. 11 y a plus, malgré l'article 3 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, une simple section du peuple, un groupe de citoyens, surtout le peuple de la capitale, se présente volontiers comme si elle était la nation souveraine et agit en conformité. Certaines conséquences de ces idées fausses sont bien connues. C'est le vote populaire appelé à ratifier les constitutions successives à partir de 1793. C'est l'essai de gouvernement direct en matière législative que tentèrent en 1793 la Constitution girondine et la Constitution jacobine du 24 juin. C'est le contrôle exercé par le peuple des tribunes sur les députés de 1789 à 1796. Ce n'était pas là simplement un abus que l'on n'osait réprimer ; c'était comme un droit constitutionnel. Le 4 octobre 1791. un député s'écriait s'adressant aux tribunes : n Peuple français, citoyens de Paris, Français généreux, et vous, citoyennes vertueuses et savantes, qui apportez dans le sanctuaire des lois la plus douce

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