LXXII. — MAI
Vagué tout l'après-midi par un beau soleil de mai ; longtemps rêvé , assis dans l'herbe , au cri des grillons, sur la pente de ces falaises qui s'éboulent, dans le Rhône. — Suivi du regard la fuite de l'onde bleue, regardé les jeunes pousses verdir les haies, contemplé toute cette vie qui vient et passe. En épelant la grande et mélancolique élégie de la nature, réfléchie dans l'homme, mon cœur a senti le poids de la solitude encore plus que son charme. — Aucun désir présent, vague malaise futur.