LXXX1I. — SAINTETÉ ET SANTÉ
c Une vertu sortait des vêtements de Jésus. > Pourquoi la piété, santé souveraine , harmonie de l'âme avec Dieu, ne serait-elle pas sœur de la santé» harmonie de l'âme avec la nature? La santé est l'état normal, et l'état normal c'est au fond Vétat dpvin, La sainteté répand autour d'elle une atmosphère vivifiante qui guérit , restaure , fortifie l'homme entier. Toute religion sincère -fait des miracles : tous les saints sont thérapeutes. Quand
la médecine reprendra le chemin du sanctuaire, elle fera ce que nous appellerions aujourd'hui des prodiges, et le médecin sera presque un apôtre. Quand donc aurons-nous des hommes complets et nous adresserons-nous à Thomme complet ?
LXXXUl. •— LES MERYEnXES FRAGILES.
Qui n'a eu, au moins une fois, le sentiment terrifiant de la multitude des possibles, et des menaces infinies que renferment tous les points de Thorizon et de l'espace? La santé et le bonheur sont des merveilles fragiles et les mille germes de toutes les maladies conune de toutes les peines n'attendent, sous leur enveloppe brillante, qu'un accident pour s'épanouir , comme les mille semences invisibles qui flottent dans les airs n'attendent qu'un rayon ou une haleine pour prendre racine et fleurir.