Oii parle-t-oii l'anglais
a) En Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse, pays de Galles), en Irlande et dans les îles anglo -normandes (Jersey et Giier-
nesey) ;
h) dans les Dominions, colonies et possessions britanniques : Australie, Nouvelle-Zélande, Canada; Inde, Afrique du Sud, Egypte, Antilles; Terre-Neuve, Malte, Chypre, Gibraltar, etc.
c) aux États-Unis.
L'anglais est la langue la plus répandue du monde, elle est parlée par près de trois cents millions d'hommes.
2* Qu'est-ce que la langue anglaise?
Un coup d'œil jeté sur une phrase anglaise quelconque y t'ait découvrir des mots qu'un Français comprend aussitôt, à coté d'autres mots d'origine germanique qui lui sont inconnus. On veiTa plus loin que cette juxtaposition de deux vocabulaires s'est faite à partir de 10G6. A cette date Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, s'empara de l'Angleterre habitée depuis le vr siècle par les Angles, populations d'origine germano-scandiuave, et leur imposa le français comme langue officielle et savante. Peu à peu l'anglo-saxon se mélangea d'une multitude de mots français. Une combinaison semblable tend à remplir de mots anglais les journaux sportifs français.
ÎJ. L'anglais est-il une langue difficile?
La grammaire anglaise est d'une simplicité extraordinaire : point de déclinaisons, le genre des noms déterminé par une
GRAMMAIEE ANGLAISE.
règle apprise en un instant, l'adjectif invariable et placé toujours avant le nom, une seule conjugaison et si peu compliquée que le verbe n'y subit que cinq modifications ; comparée à la grammaire du grec, du latin ou même du français, avec leurs genres, leurs accords, leurs conjugaisons nombreuses et pleines d'exceptions, la grammaire anglaise n'offre pour ainsi dire aucune difficulté ;
le vocabulaire de l'anglais n'est pas non plus redoutable, puisque soixante-dix mots sur cent sont français au premier regarJ, et que beaucoup d'autres que l'on croirait saxons (chiselj ciseau, usher, huissier, et cent autres) sont des mots français, mais restés tels qu'on les prononçait au Moyen Age; la conclusion est que l'on peut apprendre en quelques semaines assez d'anglais pour comprendre ou du moins deviner le sens d'une foule de phrases, et que d'autre part on arrive facilement à s'exprimer d'une manière intelligible et relativement correcte dans cette langue.
Cependant il faut bien avouer que pour apprendre à fond et dans toutes ses nuances la langue anglaise il y a quelques obstacles à vaincre :
a) le vocabulaire anglais est d'une grande richesse : il y a un mot (slnsh) pour désigner le mélange de neige fondue et de boue, un mot (scud) pour désigner les petits nuages floconneux qui remplissent parfois le ciel, un mot (Jioe) pour désigner les débris de banquises flottant sur la mer, etc.
h) les verbes anglais prennent toutes sortes de sens inattendus suivant les prépositions qu'on y ajoute (voyez dans un dictionnaire les sens de verbes comme to get, to set, to lay, fo put);
c) beaucoup de mots, français d'apparence, n'ont pas la signification du français moderne mais celle du français ancien ou de la racine latine : hardy signifie robuste ; versatile^ bien doué ; volatile, volage ; futile, infructueux ou inutile ; a connoisseur est un amateur d'art, an adept, un expert en quelque science, etc., etc. La similitude de ces mots avec des mots français trompe les gens qui ne savent la langue qu'à moitié. Le journaliste qui écrit sans broncher la ])hra8e barbare : <(. les conditions atmosphériques qui prévalent dans la Méditerranée » dirait en bon français, « l'état atmos-